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  • Archives pour le sept, 2011

    99 raisons pour un auteur de vendre son âme

    30 sept 2011 Published by under Littérature,Mes travaux

    Voilà, il est là, tout chaud, en ligne depuis quelques heures !

    Vous pouvez le trouver à cette adresse donc en cliquant ci-dessous

    99 raisons pour un auteur de vendre son âme

    J’espère que ça vous plaira (je sais que certains l’attendez avec impatience celui-là et les 4 histoires de zombies bretons (avec de vrais cadavres au beurre salé) qui devraient sortir un peu avant Halloween (ben oui, moi je trouve qu’une fête qui permet aux gamins de se déguiser et de s’amuser, c’est une bonne fête ! On n’est pas obligé de la jouer commerciale non plus !)

    Allez-y n’hésitez pas, c’est du bon (oui, ça fait réclame, mais lisez, vous commenterez après ! Wink )

     

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    Auteur… Auto-édité ? Auto-publié ? Indépendant ?

    30 sept 2011 Published by under Ecrire,Littérature

    Il y a des termes qui traînent et souvent se confondent pour donner une très mauvaise image de l’auto-édition.

    Allons-y :

    Auto-édition

    Le problème est qu’en France, on parle d’édition (sous-entendu publié à compte d’éditeur) et par contradiction d’auto-édition (publié sur les fonds propres de l’auteur) sans faire de distinction plus claire.

    Or l’édition se joue en plusieurs temps : d’abord une partie avant-publication qui consiste à retravailler le premier jet pour en sortir un texte publiable. C’est le travail d’édition à proprement parler.
    Deuxième temps, celui de la publication (papier/numérique) puis de la promotion. Le texte est fini et rendu public. Vendu.

    Dans l’esprit du public français, les deux se confondent, si bien que si un auteur est édité, son texte est considéré comme étant de qualité. Par opposition, l’auto-édité, qui travaillerait seul (et contre tous…) aurait un texte digne d’une ébauche de rédaction de sixième.

    Sauf qu’on peut être auto-édité ET avoir un texte travaillé professionnellement. C’est pourquoi, beaucoup d’auteurs auto préfèrent le terme « Auto-publié »

    Auto-publié

    Un auteur auto-publié procède à la phase de publication/promotion seul. Mais la première phase qui consiste à relire/réécrire/corriger son premier jet n’est pas un travail solitaire. L’oeil et l’avis de l’autre sont indispensables. Histoire d’acquérir un peu de professionnalisme et d’encaisser les critiques, tenir compte des avis et progresser dans son écriture.

    Un auteur auto-publié a donc des éditeurs (bêta-lecteurs bénévoles ou relecteurs professionnels…) qui l’aident à fournir un texte de qualité. A lui, après de le mettre en forme, de le faire imprimer, le transcrire en format numérique et surtout le vendre.

    Le problème, c’est qu’en France le terme « Auto-publication » n’est pas vraiment entré dans les moeurs. Le grand public ne connaît que l’auto-édition, sans distinction. Et l’auteur auto-publié est rapidement rangé dans la case « Auto-édité » avec tout le mépris que certains peuvent y mettre.

    Auteur indépendant

    C’est quoi un auteur indépendant ? Et bien, un auteur qui n’est pas lié à une maison d’éditions par un contrat d’exclusivité quelconque. Il peut à sa guise travailler ici, là, s’auto-publier si ça lui chante. Il est libre (parce que « je ne suis pas un numéro, je suis un auteur libre ! » mais beaucoup de gens ne savent même plus de quoi je parle, alors reprenons) Il est libre de bosser à sa guise.

    L’auto-publication est un acte militant (ou devrait l’être… j’avoue que beaucoup n’y voient qu’un moyen de publier des textes rejetés ailleurs, c’est bien dommage)
    On peut choisir l’auto-publication en premier lieu !

    Un auteur auto-édité est parfois vu comme un rebelle, un opposant au monde de l’édition et ses pratiques. Les discours d’auto-édités sont légions dans le sens de cette idée et souvent sont le fruit d’un refus de publication des maisons d’éditions traditionnelles, ce qui décrédibilise un peu plus l’auto-édition.
    Un auteur indépendant n’est pas contre les maisons d’éditions, il lui arrive de choisir d’être édité (ou non) pour certains textes, il peut avoir envie de garder un projet pour lui et en partager un autre avec un éditeur, savoir que tel texte mériterait un public plus vaste et que s’il a apprécié l’écriture de telle oeuvre, il n’a pas envie d’en assurer la promo. Il est indépendant, veillant jalousement à ne pas se laisser enfermer par un contrat d’exclusivité.

    C’est une sorte de militantisme, plus soft que l’auto-édité pur jus qui honnis les éditeurs, c’est un moyen de spécifier aux éditeurs qu’ils ne sont pas les maîtres absolus et que l’auteur est un élément indispensable de l’écosystème du livre : « Si mon texte ne vous convient pas, tant pis, je le publierai tout seul, avec mes choix éditoriaux et le même professionnalisme que quand je travaille avec vous. »

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    Ma vie…

    29 sept 2011 Published by under Divagations,Mes travaux

    Il est des jours où on se lève du mauvais pied. C’est encore plus vrai quand on s’est couché du mauvais et qu’au réveil, tout ce à quoi vous vous raccrochez pour vous tenir un minimum debout se défile sans crier gare. Oh, ils reviendront, mais c’est aujourd’hui que vous en aviez besoin…
    Ces jours-là, je me dis que je devrais tout balancer et que, puisque le monde (ou Dieu, ou la Fortune, le destin ou n’importe quel truc assimilé à la fatalité) n’en a rien à faire de moi, pourquoi je m’en ficherais ? J’ai envie de fermer ce blog, de supprimer mes comptes Twitter, Facebook, Google+ (ou je ne mets jamais les pieds d’ailleurs). De me taire et de disparaître.
    Mais voilà, je ne peux pas.
    Parce que ce blog, c’est plus vraiment un blog personnel : il est devenu ma vitrine en tant qu’auteur, j’y vends mes livres et comme je suis auto-éditée, c’est le seul endroit où l’on peut trouver mes livres (ce n’est pas vrai, mais sur amazon, lulu et autres, je suis noyée dans la masse, complètement invisible et donc anonyme)
    Et ces matins-là, je dois faire comme n’importe quelle personne qui DOIT aller bosser: ravaler son amertume, ses larmes et ses maux de ventres et aller au turbin. Ecrire quelques articles pour le blog en essayant de ne pas laisser filtrer mon dégoût, ma mauvaise humeur, trouver donc des sujets neutres pour ne pas être méchante. Puis passer faire quelques tweets alors qu’on a une humeur de dogue, parce qu’il le faut (et oui, Twitter est un outil de travail et pas uniquement un lieu de débauches glandouille)

    Et puis, il faut écrire aussi. Sauf qu’écrire avec cette humeur, c’est la catastrophe assurée. Pour écrire au plus juste, il faut être dans la peau de ses personnages et ma vie est trop présente et exigeante avec moi en ce moment pour que je l’abandonne quelques heures (et pourtant ça me ferait du bien !)

    Alors on fait d’autres trucs, on finit de retranscrire la correction d’un roman (Naufrage), on mets en forme un autre texte en prévision d’une publication, on finit par refaire le epub qu’on doit publier demain (99 raisons pour un auteur de vendre son âme, dispo sur la boutique, demain donc !) et faire tous les trucs chiants qu’on repousse et qui, du coup, ne remontent pas votre moral, au contraire. Enfin, c’est au moins un truc où la mauvaise humeur ne modifiera rien et ne vous plantera pas comme un ronchon ou une connasse… Parce que la « e-réputation » ça va vite.

    Mais il y a quelques petits plus : parait qu’Absences est enfin dispo sur iBookstore (Apple donc). J’en sais rien, je n’ai pas iBooks donc impossible de vérifier. C’est maigre, certes, mais c’est déjà ça. On se raccroche à ce qu’on peut…

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    Session Cuisine (Métaphore)

    29 sept 2011 Published by under Mes travaux

    Sensation désagréable.

    La coquille qui résiste, le besoin d’insister avec les deux index pour ouvrir la fissure et ce moment où les premières gouttes tombent. Trop liquides, et grisâtres, mais impossible de les retenir. Tout ça s’écoule trop vite, lui filant entre les doigts sans pouvoir être retenu.

    Un oeuf sain, on peut tenter de le contenir, un oeuf pourri ça file aussi vite que de l’eau.

    Regarder sa préparation se noircir d’une teinte mouchetée, sans pouvoir rien y faire, tout est à jeter. Et regarder tous les autres oeufs avec la même suspicion : et si ? Jeter la boîte d’oeufs, ne plus oser faire confiance… Plus jamais : ça t’arrive une fois, ça peut recommencer.

    Tout ça pour un seul petit oeuf gâté.


    Photo par Pietroizzo (Flickr.com) CC By NC SA

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    Talent ou génie ?

    28 sept 2011 Published by under Culture,Ecrire,Littérature

    Hier, Working Mama m’a dit que talent et génie, c’était pareil. En tout cas, dans son dico des synonymes. Je rappelle qu’un synonyme exact, c’est extrêmement rare, les synonymes n’ont pas les mêmes sens et si l’on a tant de mots pour exprimer une seule chose, c’est bien qu’il y a des nuances dans la chose dite.

    Talent ou génie ?

    Si j’en crois mon dico de 1940 (pas réussi à retrouver celui de 1989, ouais, ça date… mais bon un dico, ça reste un dico Wink )

    Le talent (à part être une monnaie de la Grèce antique qui valaient environ 160000fr. pour le talent d’argent) est une aptitude naturelle ou faculté acquise. Donc en 1940, on pensait comme moi : le talent s’acquiert par le travail. Ok, il est aussi une aptitude naturelle, ce qui indique qu’on considère naturel que certains y arrivent plus facilement que d’autres. Mais n’exclut pas les « autres » qui devraient se mettre à bosser comme des dingues pour y parvenir.

    En 1940, toujours, le génie est un tas de trucs (dont un lutin ou un gnome). Mais surtout, il est le plus haut degré auquel puissent arriver les facultés humaines et par extension, celui qui est ainsi doué.

    J’ai toujours fait la distinction, parce qu’on me dit souvent que j’ai du talent. Oui, j’ai travaillé pour ça. Mais je suis loin d’être un génie. Je suis persuadée que n’importe qui s’il y mets de la bonne volonté et du temps, s’il travaille dans le bon sens, on peut acquérir du talent. L’améliorer aussi.
    On peut bosser longtemps sans aller dans la bonne direction : il faut être lucide (je le suis), il y a un degré où le « simple » travail de base ne suffit plus, où il faut commencer à réfléchir sur ce qu’on fait et la pratique que l’on a… c’est un travail supplémentaire, plus intellectuel que « routinier » mais c’est un travail quand même !

    Le génie ne se travaille pas, puisqu’il est le degré suprême: si on l’atteint, c’est une sorte de Nirvana qu’on ne peut pas améliorer.
    Alors, travailler jusqu’au génie, c’est possible ? J’en doute, il y a un niveau entre l’artiste le plus talentueux et le génie, une sorte de barrière invisible et indéfinissable que seuls les génies parviennent à franchir. Mais c’est peut-être parce que j’ai un esprit modeste et qu’au fond, être un génie c’est un truc si difficile à porter que j’espère ne jamais y parvenir !

    (Mais j’utilise un dico de 1940, je dois être vieux jeu ROTFL )

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    Déconnecté (Hervé Torchet)

    28 sept 2011 Published by under Littérature

    Tchatche.

    Voilà comment je pourrais caractériser ce livre en un mot, c’est un livre qui a la tchatche.
    A tel point que l’ayant commencé pendant une période migraineuse, j’ai dû arrêter : sa lecture augmentait mon mal de tête.

    Comment c’est possible ? La forme assez simple : le livre n’est qu’un dialogue permanent. Un succession de personnages haut en couleurs, mais qui parlent, qui parlent, qui parlent…

    Le problème d’un bouquin avec que des dialogues, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de temps morts. Or, je lis vite et comme je lis vite, les dialogues, pour moi, défilent vite. Du coup, c’est comme si je regardais une pièce en italienne à débit rapide, et ce n’est pas le meilleur moyen d’apprécier une histoire. Ok, ON me dirait que je dois apprendre à lire moins vite… mais voilà, ON ne se refait pas Razz

    Après, passé ce léger détail, l’histoire est amusante : un type d’une cinquantaine d’années se retrouve en possession d’un smartphone (blanc, tendance, hyyyyyper cher… voyez duquel on parle ?) diabolique. En gros, dès que le héros l’allume, Boum ! ça détraque tout ce qui passe autour. Ce que ça fait exactement, on ne sait pas, mais « OH MON DIEU C’EST HORRIBLE ! » est la réponse des gens qui assistent, impuissants, au déglingage de LEUR propre smartphone (j’imagine bien le problème : il coupe twitter et met une vidéo de chats tout meugnons à la place ROTFL )

    Bref, ça commence avec une station service qui explose et ça continue avec des visiteurs nocturnes, une adolescente exhib (y’a pas qu’elle d’ailleurs), des références à Audiard, des types avec des micros, des flingues et des caméras dissimulées un peu partout…
    J’ai particulièrement aimé l’enchaînement des évènements qui suit le strip tease d’Irène (comme quoi, il n’y a pas que les personnages qui tchatchent, les évènements aussi !)

    Amusant de voir aussi le pauvre héros qui se débat avec internet et la technologie (Twitter notamment), alors qu’on sait que l’auteur se débrouille très bien avec (en tout cas pour Twitter Razz )
    Pas d’étude de fond des personnages, on est dans la littérature qui ne se prend pas la tête et qui… tchatche.

    A ne pas lire trop vite donc (parce que sinon, bonjour le mal de crâne)

    Déconnecté de Hervé Torchet (Numériklivres)

     

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    Expérience d’auteur auto-édité

    27 sept 2011 Published by under Mes travaux

    Pour les personnes que ça intéressent, voici ce qui me désespère (mais bon, je devrais être contente quand même, non, je SUIS contente !)

    Quelques stats de mes publications sur Atramenta au 15 septembre :

    J’ai 213 lecteurs.

    Mirakel-Man : 25 lectures depuis le 21 mai –  4 pages – 6 commentaires – 1 téléchargement
    Stocklhom : 41 lectures depuis le 7 juin – 4 pages – 5 commentaires
    Les Damnés : 67 lectures depuis 11 juin – 66 pages – 1 commentaire – 9 téléchargements
    O2ROZ : 79 lectures depuis le 14 juillet – 93 pages – 2 commentaires

    (oui, je sais il manque 1 lecteur, je ne sais pas où il est passé…)

    En résumé ? 

    Plus c’est long, plus les gens lisent (bon, ils doivent y revenir plusieurs fois, c’est pour ça)
    Plus ils téléchargent aussi (normal, c’est plus simple de lire hors ligne…)

    Plus c’est court, plus ils commentent (bon on passe sur certains commentaires qui sont à prendre avec des pincettes, le genre « Je dis du bien de toi, en espérant que tu viennes dire du bien de moi« , ce que je fais rarement : je ne dis du bien que quand j’aime vraiment.)

    Et l’ancienneté ne fait pas le nombre de lectures, puisque que Mirakel Man est bon dernier. La qualité de notation ne fait pas non plus la lecture du texte puisque… Mirakel Man est bon dernier !

    J’ai quand même eu (et ça, ça fait plaisir) les mentions suivantes :

    Sur le fond :

    • 4 fois A lire absolument ! 
    • 2 fois Très bon
    • 4 fois Intéressant

    Sur la forme :

    • 7 fois Fluide, agréable
    • 1 fois Exceptionnelle ! (pour Mirakel Man, j’avoue, mon chouchou)

    Au total : 18 J’aime et…  un seul Je n’aime pas ! (pour O2ROZ qui est quand même un texte assez particulier)

    Mais ce qui me désespère, c’est qu’il y a eu plus de 200 lectures pour si peu de notes/commentaires. En commerce, on dirait un R.O.I. autour de 5% (c’est qui est loin d’être nullissime, je le sais, mais que voulez-vous, j’aime bien savoir ce que les gens pensent ! et évidemment, c’est un peu frustrant, parce que :

    • si ça se trouve, ils ont détestés
    • si ça se trouve, ils pensent que c’était nul au-delà du désespoir
    • si ça se trouve, je suis nulle à ch… et on cherche juste à ne pas me blesser !

    (Pour les habituels qui viennent sans cesse me rassurer, ne vous inquiétez pas, je suis dans un phase parano – le tramadol pour mon ongle à demi-arraché me fait un effet bizarre pendant des jours… – donc pas la peine de venir ENCORE me dire que je suis pas nulle, et patatipatata… je croirais que vous faites ça parce que vous êtes gentils – je sais que c’est le cas, vous êtes des amours – et qu’au fond vous vous dites « C’est une pauvre fille, elle déprime, on va lui remonter le moral.« )
    (réctificatif : y’a eu un « Coup de Coeur » pour Les Damnés depuis que j’ai écris cet article)

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