• Qui suis-je ?

    Ecrivain depuis peu, j'essaye de prouver qu'être auteur peut être un métier à plein temps !
    Vous pouvez m'encourager en lisant et commentant mes textes, en achetant mes livres, en en parlant autour de vous. Vous pouvez également me faire un don du montant de votre choix et m'encourager ainsi dans mon travail !


  • Catégories

  • Mes Ouvrages sur KindleStore

  • Classement Blog

    Wikio - Top des blogs - Multithématique
  • Archives pour le nov, 2011

    Problème de titre de roman : marque déposée…

    30 nov 2011 Published by under Ecrire

    Le NaNoWrimo 2011 terminé, je commence à prévoir mon planning de travail pour 2012 (jusqu’au 21 décembre seulement, car après on sera tous morts)

    Le prochain texte que je dois revoir et envisager la publication est mon NaNo 2010 qui s’intitule : La R.A.T.P. est au regret de vous annoncer…

    Hors, voilà, R.A.T.P. ou RATP sont des marques déposées (et manque de bol pour moi, déposées dans les catégorie « Produit de l’impression » et « publication électronique »)

    Avec les petits points, la marque est en fait déposée dans toutes les catégories mais uniquement pour la France (donc impossible à utiliser sans autorisation pour moi qui vit en France)

    Sans les petits points, la marque est déposée à l’échelle européenne et internationale dans diverses catégories (pas « produit de l’impression » en internationale, mais « publication numérique » si…)

    Du coup, soit je trouve un responsable de la R.A.T.P. pour me signer un papier comme quoi, j’ai le droit d’utiliser le terme 2 fois dans tout mon roman (le titre et la fameuse phrase « Suite à un incident indépendant… blablabla » et sans le ® à côté) parce que le titre fait partie du roman et que je me vois mal en changer vu qu’il est parti intégralement de cette phrase ! Mais je ne connais aucun type bien placé à la RATP pour obtenir une telle autorisation (et pour ce genre de demande il faut du copinage… je suis très mauvaise en copinageThinking )
    Soit je tente de passer par un éditeur étranger en utilisant le terme R.A.T.P. avec petits points, vu que ça ce n’est pas déposé à l’international, ni même au niveau communautaire. (ou je déménage à Montréal… parce que Fribourg, c’est trop cher et que je suis déjà dans l’illégalité sur le PULN)
    Soit je le publie quand même en invoquant un droit de citation artistique de la célèbre phrase blablabla (qui elle n’est pas déposée) qui est, en quelque sorte, une des particularités touristiques/institutionnelles de Paris (n’importe qui ayant passé au minimum une semaine dans le métro parisien l’aura croisée). Sachant que je n’utiliserai pas le logo, juste l’acronyme.

    Le roman ne parle pas de la RATP en particulier peut-être même qu’il parle plus de la SNCF et ses trains Paris-Bruxelles ! C’est même flatteur vu qu’à part un retard de 15min dans le métro au début du roman (retard indépendant de leur volonté évidemment) le reste du temps trains et métros arrivent et partent à l’heure (manque de bol d’ailleurs pour les protagonistes) et je ne parle jamais de grève (voyez, je suis gentille)

    Voilà, je fais quoi à votre avis ?

    12 commentaires actuellement

    Samedi midi, c’est poésie (en musique)

    26 nov 2011 Published by under Culture,Littérature

    La semaine dernière, je vous ai mis l’air de la lettre de La Périchole. La plupart du temps, quand les chansons parlent de lecture ou d’écriture, c’est une lettre (lu ou écrite).
    Il semblerait que la lettre soit un sujet « facile » pour parler d’amour (ou de désamour) directement à quelqu’un.
    Parfois, c’est détourné et c’est pas plus mal, car ça donne une très belle chanson de Renan Luce, La Lettre extraite de l’album Repenti.

    Un commentaire

    Time Out ou comment avoir une bonne idée et la gâcher…

    23 nov 2011 Published by under Culture

    La bande annonce était vendeuse. Tellement vendeuse que ma tante, plutôt art & essai, avait envie d’aller le voir, ce film, elle qui fuit les grosses productions américaines comme la peste. Bref, je ne sais pas ce qu’elle en pensera puisque j’y suis allée avec mon homme, mais elle sera certainement déçue. Elle s’intéressait à l’idée : nous n’avons qu’un temps limité à vivre et les riches prennent le temps des pauvres… Bref, la métaphore du temps, c’est de l’argent inversée et le rapport lutte des classes, prise de conscience,etc.

    Time Out (In Time) avec Justin Timberlake (c’est à peu près tout ce qu’il faut retenir)

    De la prise de conscience, vous oublierez. Le film se résume à une sorte de Bonnie&Clyde mâtiné de Robin des Bois et Lady Marianne des temps modernes. Tout comme les héros n’ont pas d’avenir puisqu’ils passent leur temps à se le faire voler/à le reprendre/ à le donner /à le reperdre… Avec des cascades de voitures, des bong-bong des pétards, des clansh-clish des coups de poings…

    On apprend peu sur les histoires des personnages et pourtant ils en ont ! On nous le dit ! Sauf qu’on n’en apprend rien de plus. Aucune profondeur donc dans leur motivation, leur manière de voir la vie à la minute près, à la perte irréductible des êtres chers qu’on abandonne sur le trottoir, à l’éternité qui est trop longue à porter (en fait, la personne ayant le plus de profondeur est Hamilton, le centenaire, qui veut mourir parce qu’il en a marre de la vie et de sa centaine d’années qui pourrait continuer ad vitam – oh le joli jeu de mots ! 3 minutes chrono de présence à l’écran)

    Je regrette donc que l’histoire ne soit pas plus profonde que celle définie dans la bande annonce (et oui, y’a pas grand chose de plus à découvrir dans ce film…) – après si vous voulez voir Justiiiin Timberlake courir, vous en aurez pour votre argent, sa copine à la tignasse de Lulu, vous passerez, elle n’est nue qu’une fois de loin, dans l’eau et de nuit… et ses expressions se limitent à celle de Bella Swan dans Twilight (ce qui veut dire : bouche ouverte, regard en coin à droite, regard en coin à gauche, regard en coin sur le dessus, attention elle va fermer la bouche ! Ah non, en fait elle doit pas pouvoir…) mais on peut lui donner un Grammy Award ou même un Oscar pour sa performance magnifique et supraphénoménale de courir en talons aiguilles de 10cm sans JAMAIS se péter la figure. Et oui, on est dans un film américain quand même !

    Passons sur les paradoxes temporels (il a 2h de vie, quitte la soirée à la nuit noire, se retrouve avec 4min de vie en plein jour à des kilomètres de là) et les minutes à rallonge (59 secondes pour elle, 1min pour lui, ils courent, courent courent pendant au moins 3 minutes… phénomène déjà visible dans Olive et Tom – courir pendant 5minutes quand ça ne prend que 30 secondes dans la vraie vie)

    Bref, ce film est une soupe lyophilisée insipide et mal faite qui veut avoir le goût d’un grand potage Crécy servi dans un trois étoile.

    C’est une belle démonstration de l’effet de mode, du surf sur courant marketing porteur et sur le peu d’implication réelle des idées de la masse. La mode est à la révolte des petits contre les grands (c’est pourquoi on prend une idole richissime et qu’on le colle dans un rôle de pauvre… avec un salaire conséquent quand même hé oh faut pas déconner, il veut bien incarner Robin des bois, mais pas pour rien), on évoque le fait que le système capitaliste est un mauvais système (en engrangeant des millions de bénéf et en affichant clairement que si tu pirates le film, on te poursuivra en justice, et oui, ben ça alors, mince…) et on prend la seule chose que tout le monde a : le temps, pour dire que si le système était vraiment merdique au fond, ben on continuerait tous à trimer comme des moutons et à mourir à la tâche… SAUF qu’on aurait, un jour, un sauveur qui viendrait sauver le monde (en fait, là, il met juste le système économique dans la mouise sans aucune notion de ce qu’il fait… bravo monsieur le sauveur)

    Inculquons donc à ces jeunes (oui, c’est Justiiiin Tmberlake, donc ce sont des jeunettes qui vont voir ça… on le voit même pas torse nu – si 5 secondes) qu’on peut se révolter contre le système ! Mais sans aucune profondeur de pensée philosophique derrière, sans avenir, sans passé, juste 2h de votre temps. Après, retournez consommer votre petite vie paisible. Après tout, vous avez le temps…

    PS: Je ne comprendrai également jamais cette mode de retraduire un titre anglais… en anglais. De In Time (à temps), on est passé à Time Out (l’équivalent de temps mort… vous savez le truc de pause/réflexion au basket) Mais POURQUOI ? Bon sang, c’est fatiguant cette manie idiote…

    PPS : Si vous voulez réfléchir, allez voir d’autres films ! Comme Tous au Larzac par exemple (je l’ai pas encore vu, mais ça sera certainement plus intéressant  que Time Out)

    PPPS : Ce film m’a rappelé un texte que j’ai lu, il y a quelques mois, et qui était beaucoup plus intéressant au niveau de la réflexion « Existence à temps compté ». Ce texte c’est

    Les Faucheurs de Estee sur WeLoveWords.

    A lire donc !

    8 commentaires actuellement

    Gallimichemuche&Co : Leurs ventes ne décollent pas, vraiment ?

    23 nov 2011 Published by under Ecrire,Littérature

    Je dois avouer qu’en regardant régulièrement le top 100 des ventes du KindleStore, je me pose des questions.

    Sur les acheteurs dans un premier temps : ils achètent majoritairement des oeuvres libres de droits, pas chères mais tout de même, ce sont des oeuvres qu’on trouve gratuitement sur des sites de partage d’ebooks gratuits ! Donc, je me dis que ces gens sont prêts à payer parce que c’est plus simple de passer par la boutique intégrée du Kindle que de faire une simple recherche internet (et là on voit la puissance commerçante d’amazon)

    Sur les éditeurs Gallimiche-muche, Grassouillet et autre Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrandes maisons d’éditions qui brassent des millions tous les mois (de livres, d’euros, de références…) qui apparaissent ici ou là dans le top 100, mais doivent avoir un peu l’impression de ne pas vendre, que le numérique ne décolle pas (blablabliblabla habituel).
    Je le sais parce que Petits Meurtres joue avec eux un jeu de c’est ma place, je te pique la tienne et je te la cède à nouveau. Hors, moi, j’ai donc un chiffre (le mien) que je trouve exceptionnel (mais bon, je sais que c’est ridicule à côté de gens ayant obtenu des prix littéraires) et que ce n’est pas avec ça que je vais payer mon loyer (pas même les charges).
    Certes, ça ne fait pas 20 jours que j’y suis, contre des 40-50 jours pour d’autres, que les ventes finissent par s’essouffler une fois l’effet « rentrée littéraire » terminée (on passe à Noël maintenant), mais de là à tomber aussi bas… Ouais, ça donne un peu l’impression que l’investissement ne vaut pas la peine (si je me place d’un point de vue grosse boîte qui encaisse 70% du montant hors taxe… soit 9€ pour un bouquin à 15€ qui est un prix bas – si l’investissement de départ est de 2000€ comme je l’ai lu je ne sais plus où, il faudrait en vendre plus de 250 pour commencer à le rentabiliser, sachant qu’ils en attendent au moins cent fois plus car ce sont ces bouquins-là qui font tourner la boutique, je peux comprendre leur logique « ça ne décolle pas. » – en gros, en songeant qu’ils vendent sur plusieurs plateformes avec à peu près la même efficacité, ils ont sans doute rentabilisé l’investissement, mais pas encore assuré leurs vieux jours)

    Que plusieurs auteurs autopubliés (car je ne suis pas la seule !) se retrouvent dans le top 100, c’est un petit miracle. Bien que ça soit logique vu ce  qui est arrivé aux Etats-unis. Evidemment, avec le taux d’équipement du Kindle pour l’instant, les ventes sont faibles… Disons qu’entre Octobre (ou le Kindle n’était pas encore livré en France) et Novembre (qui n’est pas fini), j’ai plus que quintuplé mes ventes ! (ce qui n’était pas dur, mais je n’aurais jamais pensé que je dépasserai les 100 ventes sur un mois, du moins pas avant un an ou deux !)
    Et comme la liseuse risque d’être un des cadeaux phares de Noël car pas cher, fun, mode, pratique… les ventes risquent de grimper en flèche en Janvier (je parle en général, pas pour moi en particulier)

    Mes conclusions ? Les acheteurs achètent plus facilement des livres à petits prix, peu importe qu’ils soient gratuits ailleurs, qu’ils soient même récents, et sont prêts à tenter l’aventure d’auteurs inconnus quand le prix est bas.
    Par contre, les bouquins phares et chers s’en sortent à cause de l’aura médiatique… mais difficilement, sans doute à cause de leurs prix prohibitifs (ne parlons pas des DRM puisque sur Amazon, il est impossible de savoir s’il y a des DRM ou non)

    Comme quoi, ces éditeurs n’ont effectivement rien compris aux lecteurs numériques. Tant mieux, comme ça les autopubliés et éditeurs numériques arrivent à se faire une place visible et finiront pas changer la mentalité des gens sur les indépendants et la littérature non-gallimichemuchienne.

    Un commentaire

    Galère d’une autoresse ? Euh… ouais d’accord…

    22 nov 2011 Published by under Ecrire

    Je réponds là à un article lu sur rue89 et qui m’a paru particulièrement… banal, insipide voire volontairement provocateur.

     Galère d’une autoresse 

    Je suis étonnée de lire sur ce site un témoignage aussi vide. Il n’y a là rien que de très courant : les déceptions de tous les aspirants-auteurs sur le chemin tout tracé par les maisons d’éditions françaises, le même chemin qu’on suivit des milliers de personnes ces dernières années et dont les mêmes témoignages pullulent sur la toile. Posté sous pseudo qui plus est, c’est là un marronnier (comme dirait les journalistes) qui n’en peu plus de perdre ses feuilles (et oui, c’est l’automne). J’aimerais vous apporter un témoignage différent.

    Je suis auteur, sans e, sans fioriture ou extravagance orthographique. Je suis une auteur, encore jeune puisque je n’ai pas trente ans. Je suis une femme, j’ai écris plusieurs romans, j’en ai publié quelques uns et je suis lue.

    Je me suis donnée les moyens d’arriver à mon but : vivre du métier d’écrivain. Je n’y suis pas encore, le chemin est long. Mais j’ai un but et je compte bien y parvenir.

    En quoi ces moyens consistent-ils ? A écrire, encore et toujours. A écrire avant tout. Pas dans l’unique but d’être publiée par une maison d’édition ou de me faire arnaquer par un compte d’auteur avec le mirage d’être rangée dans les rayonnages de la bibliothèque (nationale de France, la seule où les petits auteurs ont la chance de pouvoir être oubliés en toute légalité)

    Cela consiste également à innover, à chercher comment atteindre un public de lecteurs, à lui plaire et qu’ils me conseillent à leurs amis pour que le cercle s’agrandisse petit à petit. Cela ne se fait pas sans mal. Être auteur de nos jours n’est pas facile, soyons lucide : les gens consomment les livres plus qu’ils ne les lisent. Je ne suis pas de celle qui annonce sentencieusement que les gens ne pratiquent plus la lecture comme au bon vieux temps. Il y a toujours eu des gens qui ne lisaient pas, la proportion augmente peut-être, mais les lecteurs, eux, sont toujours là : ils changent juste d’habitude et de supports. Blogs, ebooks, internet sont autant d’endroits où la littérature vit et où les auteurs peuvent s’exprimer. A ces derniers de savoir les utiliser pour en faire une activité rémunératrice. Ah mais non, j’oubliais : l’écrivain est un être désintéressé qui ne fait cela que pour la gloire et la reconnaissance posthume. C’est vrai, écrivain, ce n’est pas un métier.

    Et pourtant, je suis écrivain, c’est mon métier : aujourd’hui, je vends mes livres, je suis lue. Un jour, je vendrais suffisamment pour payer le restaurant à ma famille une fois par mois. Un jour, certainement plus lointain voire incertain, je pourrais sans honte dire que je participe aux frais du ménage. C’est peu, certes, mais ne considérez pas qu’un auteur édité gagne beaucoup plus, c’est une illusion.

    Je n’ai pas cherché à entrer dans un système d’accointances et de déceptions : les maisons d’éditions classiques ne lisent plus les manuscrits, ne publient plus que par copinage, ne s’intéressent qu’aux auteurs parisiano-centrés. Tout le monde sait cela, pourquoi m’engager sur une voie forcément décevante ? Il y a tellement d’autres chemins possibles : on choisit sa vie, on la cherche parfois longtemps, on se trompe, on erre un peu et, un jour, on se dit qu’il y a un autre moyen de faire.

    Je suis auto-publiée. Non, je ne suis pas passée par le système du compte d’auteur, cher et inefficace. Je suis passée par ce que m’offre le progrès: la publication à la demande et le numérique.
    Le numérique surtout, qui me permet de publier des textes régulièrement, de tester, d’apprendre, de rencontrer les gens. J’ai découvert le crowdsourcing que je pratique avec assiduité. J’ai découvert les licences libres et les systèmes de rémunération alternatif (don, achat volontaire, publicité…) Bref, j’ai trouvé les moyens de faire le métier que je souhaite : écrivain.

    Il ne suffit pas d’écrire un livre pour être auteur. Ce qui fait l’écrivain, c’est l’écriture : le fait de travailler un texte, puis un second, un troisième. Les réécrire, les corriger, les relire… Et écrire encore et toujours. Je ne me plains pas : je m’auto-publie parce que je sais que ce que j’écris n’est pas mauvais. Je le sais parce que des mauvais textes, j’en ai écrit ! Je le sais parce qu’à force d’être rigoureuse avec moi-même, lucide aussi, j’ai fini par savoir ce que valait un texte. Je le sais parce que j’ai appris : au contact de mes lecteurs, au contact de l’écriture.

    Je n’attends rien des maisons d’éditions. Leur système ne me permettrait pas de vivre : la publication annuelle d’un livre unique, vendu à quelques milliers d’exemplaires dans le meilleur des cas ? Un mois de SMIC par an, si j’ai de la chance. A moins de devenir un auteur à succès, mais c’est une utopie de penser y parvenir juste parce qu’on a écrit un seul texte qu’on pense bon.

    En inventant mon chemin, je sais que je n’ai pas de limitation absurde d’un roman par an, que je peux publier des textes très courts qui n’intéresseraient pas les maisons d’éditions, que je peux réagir rapidement aussi. Je n’ai certes pas la visibilité des auteurs édités… mais quelle visibilité quand les librairies sont sans cesse inondées de nouveautés ? En numérique, mes livres sont à égalité avec les autres et je ne m’en sors pas trop mal.

    Je viens de publier mon second roman « papier ». C’est le 8ème livre que je publie. Parce que je suis écrivain, que ce n’est pas aux éditeurs de décider de mon statut, c’est juste à moi de prouver que je le mérite.

    Et aux lecteurs de juger.

    11 commentaires actuellement

    17 jours dans le top 100 des ventes Kindle – Dois-je revoir ma ligne éditoriale ?

    21 nov 2011 Published by under Ecrire,Littérature

    Petits Meurtres à Paris semble plaire énormément aux gens. Depuis dix-sept jours, il est dans le top 100 des ventes sur le Kindlestore France, c’est à dire sur la boutique de livres électroniques d’Amazon.fr.

    Ça me rend super fière, évidemment, surtout que ma place flirte (des fois au dessus-des fois en dessous…) avec le bouquin de Delphine de Vigan (Rien ne s’oppose à la nuit) qui est un des best-sellers de la rentrée littéraire dont tout le monde a parlé partout. Du coup, on peut dire que c’est une bonne place.

    Par contre, je me pose des questions.
    D’abord, il y a le fait que ce texte a été écrit-corrigé-publié en une semaine-top-chrono, un truc sans prétention autre que de faire rire et distraire (mais avec des cadavres évidemment, les gens sont tordus, vous ne trouvez pas ? Razz ). Une semaine sur un texte et il devient un best-seller… Il y a de quoi cogiter.

    Ensuite, il y a eu le commentaire de Jiminy Panoz sur le blog de Sediter, qui dit, en gros, que rentrer dans des cases de genre littéraire, c’est bien, ça ne déstabilise pas les lecteurs, et qu’au pire, on peut écrire sous pseudo pour les genres moins vendeurs (surtout si c’est expérimental), histoire de ne pas perdre son lectorat fidèle et assidu.

    Voilà, j’écris des textes dans tous les genres, sérieux, pas sérieux, franchement comique, longs, courts,etc. je n’ai pas du tout envie de me limiter (même pas pour de l’érotique ou du sentimental harlequin, ou même du pulp -je connaissais pas c’est Jiminy qui m’a appris ce que c’était- si jamais la rage me vient un jour !)

    Il y a aussi une question d’argent (je suis une femme, je suis vénale, je suis très limitée dans ma conscience artistique, blablabla-clichés-blablabla) : entre mettre 3 mois à écrire un bouquin comme Absences ou Fugues, livres qui se vendent mais sans plus, et une semaine à écrire une pochade qui explose vraiment et entre dans les meilleures ventes… Puisque j’ai l’ambition (démesurée, incommensurable, inimaginable) d’arriver à payer mon loyer un jour, le choix est vite fait !

    Sauf que j’ai une conscience artistique minimum, que ce que le public aime, je m’amuse à l’écrire, mais ça n’a aucune ambition artistique ni littéraire, c’est juste des farces qui me vident la tête  (mais je crois qu’on est tous pareil, se vider la tête est un sport national !), alors on pourrait me reprocher un jour de faire du commercial et du facile.
    A côté, j’ai besoin d’écrire des trucs tristes qui font un peu réfléchir le lecteur et moi aussi beaucoup. Je n’aime pas du tout me limiter à un genre parce que c’est vendeur et puis en renier un autre qui ne vendrait pas assez…

    Je continuerai donc d’écrire, sous mon véritable nom, des trucs courts et drôles et des trucs tristes à pleurer (d’ailleurs si vous voulez lire le premier jet du dernier, il est intégralement en ligne ici et ce jusqu’au 31 décembre 2011)

    Tant pis si ça déstabilise le lecteur, mes écrits ne sont pas là non plus pour vous gardez sagement assis dans votre fauteuil, loin de tous les dangers du monde. Ma conception de l’art c’est d’oser prendre des risques (autant du côté créateur que du côté du public) et je tiens à te prévenir tout de suite, public, des romans tristes, j’en ai à la pelle dans mes cartons ! J’ai aussi des trucs plus heureux, des polars avec des amoncellements de cadavres (ils tombent même parfois du ciel ! Wink ) ou encore des histoires guimauves à souhaits…

    J’aime écrire et je me fiche d’entrer dans une case.

    19 commentaires actuellement

    Samedi midi, c’est poésie (en musique)

    19 nov 2011 Published by under Culture,Littérature

    Cette semaine, on va faire un tour du côté du Pérou. Si, si !

    La Périchole est une chanteuse de rue amoureuse de son Piquillo (qui chante avec elle). Sauf qu’ils meurent de faim, alors, pour échapper à la misère, La Périchole décide d’abandonner son amant pour aller manger chez le Vice-Roi qui vient de tomber amoureux d’elle. D’une moralité exemplaire, elle prévient son amant par une lettre. Un peu faux-cul, elle ne lui révèle pas qu’elle le quitte pour aller se gaver la panse, mais lui laisse croire qu’elle va mourir d’amour (à défaut de mourir de faim). J’ai toujours trouvé La Périchole particulièrement retorse et sans morale (mais comme à la fin elle revient au « bercail », on lui pardonnera)

    Musique de Jacques Offenbach et Livret de Ludovic Halévy et Henri Meilhac (les complices habituels du sieur Jacques)
    Pour l’interprétation et la mise en scène, je ne sais rien (si vous savez, dites-le) même si j’ai l’impression que c’est du Jérôme Savary mais pas sûr à 100% (parfois les mises en scène se ressemblent tellement !)

    Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

    Encore aucun commentaire

    Suivant »

    nouveau serveur !