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Mercredi 06 juin 2012

En finir avec l’autopublication

Il existe un mythe qui consiste à croire qu’un auteur qui va vers l’autopublication est un auteur raté, dont les textes furent refusés de partout, et qui échoue lamentablement dans le Vanity publishing (la publication de vanité : terme qui désigne les gens qui s’autopublient juste pour voir leur nom sur une couverture de bouquin)

Si cela fut longtemps le cas, il faut dès à présent en finir avec cette idée : autrefois, la publication d’un livre réclamait d’avoir de l’argent. Aussi seuls les éditeurs et les gens réellement motivés (plus par l’idée d’être publié et le miroir d’être célèbre/riche/reconnu) se payaient cette fantaisie. On payait pour être publié, ce qui signifiait qu’on avait les moyens, donc comme pour un portrait qu’on se fait faire chez un peintre de quartier (ça existe encore mais faut les trouver), cela relevait effectivement de la vanité.
Bien des auteurs et des textes de qualité n’ont certainement jamais été publiés ni rendus public à cause de cette barrière financière.

De nos jours, le numérique change la donne : tout est gratuit ou presque. Publier en ebook, publier en impression à la demande, cela n’est plus une question d’argent ou de vanité.

Aussi, il faut en finir avec l’idée que l’autopublication est une question d’auteurs ratés. De plus en plus d’auteurs édités, publiés, franchissent le pas de l’autopublication, le plus souvent numérique (leurs textes étant souvent toujours soumis à des contrats d’éditions pour leurs versions papiers). Pourquoi ? Parce qu’ils se rendent compte qu’ils gagneraient plus à se passer d’éditeur pour ces textes (JK.Rowling est autopubliée en numérique pour citer un exemple célèbre)

Je ne sais plus où je l’ai lu (je me fais vieille, dites donc, j’oublie de bookmarquer les articles que je lis) qu’il fallait arrêter de distinguer autopublication et publication car cela établissait des degrés dans la tête du lecteur (de qualité, d’idées reçues, etc.)

Un roman est publié. Que l’auteur le publie seul ou avec l’aide d’un éditeur, c’est un roman publié. Ca fait d’ailleurs un moment que j’ai arrêté de dire que je m’autopubliais, me rendant compte que dès que j’évoquais le terme « auto » les gens me regardaient alors avec des yeux condescendants et un petit sourire en coin.
Juste parce que je me colle une image d’auteur ratée, et je me la colle toute seule d’ailleurs ! J’ai beau dire que j’ai vendu plusieurs milliers de livres (sans compter les gratuits évidemment), je suis un cran en dessous d’un auteur publié qui aurait vendu une petite centaine de ses livres grâce à un éditeur (un bon succès déjà)

Attention, je ne renie pas l’autopublication ! Je ne m’en cache pas non plus, je m’autopublie et continuerai de le faire (attention, ici petit encart teasing : Naufrage sortira d’ici quelques jours, restez à l’écoute !), je continuerai de militer à ma petite échelle pour qu’écrire soit reconnu comme un vrai métier, que les auteurs se prennent en charge au lieu de s’abandonner dans une langueur d’artiste aux bras des éditeurs (et râler qu’ils ne vendent rien ou qu’ils sont mal traités ou que c’est un scandale d’être si peu payé et si tard pour l’ouvrage monumental de leur vie…)
Je continuerai aussi d’encourager les gens à écrire, à s’autopublier et à parler de l’autopublication.

Mais je veux qu’on arrête de me stigmatiser comme un auteur à part, celle qui est autopubliée comme si j’avais la peste ou l’air d’une gentille innocente un peu rêveuse  (comme d’autres diraient « Celui dont on ne doit pas dire le nom »)

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22 Commentaires

  1. Emi Dreams Up dit :

    Petite question : Quel site recommandes-tu pour l’autopublication ?
    J’avoue être assez fatiguée aussi de voir les critiques négatives autou de ce système. J’ai une amie qui travaille dans l’édition et on a un peu tendance à se battre sur ce sujet… :-(
    Bravo pour ton article et tes publications.

    • Paumadou dit :

      Je ne recommande aucun site en particulier car l’autopublication n’est pas une formule « tout en un » (si c’était si simple, les sites ne fleuriraient pas par dizaines pour vous « simplifier » l’autopublication moyennant finance)
      Ça dépend du genre de texte, du public visé, du support (numérique/papier), des ambitions aussi. L’autopublication, c’est faire tout le travail d’une maison d’éditions en plus de son travail d’auteur, ça doit donc être « à la carte » car aucune formule toute faite ne peut fonctionner à tous les coups.

      Mais je peux conseiller :
      - pour l’écriture : des sites/forums d’écrivains en herbe pour s’automotiver, s’encourager et se soutenir (yen a des tas à toi de trouver celui qui te convient)
      - pour la révision : des forums de bêta-lecture (en général en lien avec les forums d’écrivains) pour avoir un premier avis et des conseils de réécriture
      - pour la correction : les mêmes sites et aussi des sites de correcteurs bénévoles (en plus des correcteurs automatiques)
      - pour la mise en forme : les plateformes d’autopublication donnent en général les lignes à suivre pour obtenir un bon fichier (papier ou numérique)
      - pour la publication : les imprimeurs à la demande, les plateformes numériques d’autopublication (attention : ne prendre que les « gratuites » qui se rémunèrent uniquement par un pourcentage sur les ventes)
      - pour la publicité : ton propre site, twitter, facebook, etc.

  2. Coqueliflo dit :

    Merci pour ce billet tout enfinesse et en intelligence !
    Quid de la protection d’une oeuvre littéraire et/ou artistique ? J’ai des contacts avec des éditeurs mais « hésite » à leur communiquer mes travaux avant de réussir à les protéger… Et en autopublication, sur certains sites, je vois que les droits d’auteur ne sont pas garantis. Tout est très opaque. Seule l’INPI a pu un peu m’aider… Merci pour tes recommandations et beau chemin à toi.

    • Paumadou dit :

      Le droit d’auteur est acquis à partir du moment où l’on crée et rend publique cette oeuvre (n’importe quelle oeuvre), c’est comme ça pas besoin de faire d’autre démarche que de publier l’oeuvre.
      Après s’il s’agit de ne pas « se faire voler » ses oeuvres, c’est un autre débat. Beaucoup de sites jouent sur cette peur en vendant un service (très cher) de soit-disant protection. Le nombre d’oeuvres qui se font « voler » (ou plagier) sont extrêmement rares et ce sont toujours des oeuvres publiées et donc sous protection du droit d’auteur (avec en plus dépot légal et tout le toutim…)
      Les éditeurs ne volent jamais les oeuvres qu’ils reçoivent : parce qu’ils ne font pas leur beurre sur un seul livre d’un auteur inconnu. S’ils misent sur un auteur, c’est en espérant que sur le nombre de livres publiés par ce dernier, ils arriveront à faire leur compte : on ne vend jamais le premier livre, on vend toujours le suivant !
      De plus, il faut que l’oeuvre vaille vraiment le coup d’être voler (et risquer un procès) donc si l’auteur est capable de faire un texte de ce niveau, autant ne pas se mettre l’auteur à dos puisque c’est sur le livre suivant qu’ils rentabiliseront (et que si on a volé le premier, pas de risque que l’auteur se fasse avoir une seconde fois…) Sans parler de la mauvaise publicité que cela leurs ferait…

      La seule véritable arme contre le vol de texte, c’est la publication et la médiatisation du texte : plus de gens le liront, plus il sera connu et moins le voleur hypothétique passera inaperçu.

  3. Bravo pour ton courage. Pas facile à affirmer et tant d’auteur déçus en attendant un retour qui ne vient pas de la part des éditeurs…

  4. Aniouchka dit :

    Bravo pour ce billet criant de vérité !

  5. Asia Morela dit :

    Pour moi le « auto » dans « auto-publication » (ou « auto-édition ») est le même que celui dans « auto-gestion », « autonomie », etc. Dans mon milieu, c’est quelque chose de très valorisé, cette idée de ne s’en remettre à personne pour les choses qui nous concernent.

    Je ne suis pas tout à fait d’accord, cependant, quand tu opposes le fait de payer pour être publié, et la gratuité des technologies numériques. Cela va dans le même sens que l’idée que les éditeurs ne paient rien pour publier en numérique, et qu’ils se font du coup forcément une marge de fou… (Ce qui est très, très faux.)

    Qu’on le fasse soi-même ou via un éditeur, l’édition ne se limite pas à l’impression et au transport d’une marchandise physique (les seuls coûts qui sont supprimés dans le numérique). Beaucoup d’auteurs auto-publiés investissent ainsi des centaines de dollars dans chaque publication, non par vanité (!), mais parce qu’il n’y a aucune raison pour que le travail qui doit être effectué en vue de la publication d’un livre soit bénévole pour les auto-publiés, et payant uniquement pour les éditeurs.

    Personnellement j’ai un gros problème éthique vis-à-vis du bénévolat, lorsque ce travail est effectué dans une démarche paradoxalement commerciale (c’est-à-dire, de vente). Je pense que le bénévolat devrait être cantonné au gratuit ; dès qu’il y a de l’argent impliqué, il faut rémunérer.

    • Paumadou dit :

      J’ai bien précisé « ou presque » ;)
      Effectivement un éditeur a des frais supérieurs à un auteur : une équipe, des correcteurs pros, des graphistes, des encodeurs, des charges sociales…

      Le principe de bénévolat ne me dérange pas : les gens savent dès le départ que l’auteur n’a pas les moyens d’une maison d’éditions, qu’il ne rémunérera qu’avec de la gratitude. Le principe de l’échange c’est que tout le monde soit content : si les bénévoles sont ravis d’aider et que l’auteur est satisfait du travail fourni, ça roule.
      Le bénévolat n’est plus de mise quand l’auteur exige plus que ce que les bénévoles sont prêts à donner. Vu que je fricote pas mal avec l’open source et les licences libres, je n’ai aucun mal avec la « gratuité » (c’est un faux gratuit : on rémunère autrement qu’avec de l’argent, c’est tout)

      Ensuite, la situation que je décris est bel et bien française. La mentalité est telle que les self-made (wo)men ici, c’est pas toujours très bien vu…

  6. FennNaten dit :

    Je suis entièrement d’accord avec toi sur le fond, autopublié ne veut absolument pas dire raté, et on trouve beaucoup de bonnes choses parmi les textes autopubliés.
    Malheureusement, l’accessibilité récemment gagnée grâce au net entraine un certain effet pervers: le bon se retrouve noyé dans la masse du mauvais.
    On entend souvent qu’en tout lecteur un auteur sommeille… cet auteur désormais s’éveille beaucoup plus facilement, moins découragé par l’ancienne nécessité de franchir la barre de l’éditeur pour atteindre un lectorat.
    Et cette nouvelle facilité (de façade j’en conviens, il n’est pas aussi aisé qu’il y paraît de bâtir une communication efficace. Mais pour beaucoup, c’est l’impression qui compte, la réalité ne viendra que plus tard remettre les pendules à l’heure) amène à se dire « en faisant comme ça, j’arriverai bien à… », « et puis après tout écrire ce n’est pas si dur, pas si exigeant », « mes amis m’ont dit que c’était bien mon texte! ».
    Résultat des courses ? Une flopée de « textes », « nouvelles », « livres » n’ayant parfois qu’un rapport lointain avec la langue française, qui vous est bombardée sur les réseaux sociaux, souvent par des pseudonymes composés à partir des mots « auteur » ou « écrivain ».
    Les maisons d’éditions (et les infortunés amis) étaient les seuls à devoir se farcir ces manuscrits et leurs auteurs, désormais, ayez le malheur d’inscrire quelque part que la littérature vous intéresse et vous en êtes submergé. Alors bon, au début on est gentil, on prend un peu de temps pour regarder, faire quelques critiques à ceux qui semblent ouverts… (parce que « travaille la technique une bonne année, documente-toi, caractérise, exerce-toi sur les points de vue, apprends les bases, etc. » tout le monde ne l’encaisse pas bien ^^’ ), on fait un peu de correction par gentillesse, puis on commence à en avoir ras-le-bol des abus et des attention whores… et on ignore en bloc.
    Le souci majeur ? Ces auteurs (que je ne qualifierai pas de ratés, mais de grands débutants avec un ego trop gros et aucun recul sur leur production) sont maintenant tellement nombreux qu’ils représentent bien souvent, par l’intermédiaire des réseaux sociaux, le premier contact du public avec les auteurs autopubliés… Aussi « autopublication » acquiert les connotations de « mauvaise qualité » et « d’auteurs lourds »…
    Pour trouver les pépites, il faut se retrousser les manches, écumer le net, lire de nombreux extraits, former des communautés avec d’autres lecteurs aventureux, trouver des blogs de chroniqueurs dont les goûts sont similaires aux siens qui pourront faire connaître des ouvrages, et ainsi se constituer petit à petit une liste d’auteurs dont on apprécie le travail… Mine de rien, cela demande des efforts, dans un monde où une vie ne suffirait déjà pas à lire l’ensemble de la production publiée sur quelques années.
    Aussi le grand public se tourne d’autant plus volontiers vers l’édition, qu’il va associer à « trié, revu, corrigé et forcément de meilleure qualité ».
    La véritable valeur ajoutée de l’intermédiaire, c’est la réputation de cet intermédiaire qui joue pour l’auteur. Là où en autopublication chaque auteur doit atteindre ses lecteurs par une relation quasiment d’individu à individu, l’édition sert de « label » global à ses « poulains ».
    À l’ère du numérique, c’est sur ce point que les libraires ont commis la plus grosse erreur en perdant le rôle du « conseiller en lecture » pour celui de « VRP du livre ». Le conseiller, s’il fait bien sa réputation auprès des clients, devient indispensable, le vendeur est pour sa part interchangeable. Mais je m’égare ^^’
    Tout ça pour dire tout bêtement que le mauvais ratio signal/bruit de l’autopublication lui donne sa mauvaise réputation, et qu’il n’y a pas grand chose à faire contre ça.

    • Paumadou dit :

      Oui, justement beaucoup d’auteurs s’autopublient et en sont fiers et défendent l’autopublication (la glorifie même exagérément) en s’affirmant autopublié, autoédité, etc. D’où l’idée d’arrêter de parler d’autopublication (il faudrait plutôt parler d’édition et d’autoédition – et se renseigner sur la manière dont l’auteur retravaille son texte… l’autoédition est toujours très mauvaise, il faut un regard extérieur sur le texte)

      Comme partout : il y a les gens qui prennent leur travail au sérieux et veulent offrir de la qualité, et ceux qui pensent faire un truc assez bon pour être vendu mais ne cherchent pas à s’améliorer (ou sont totalement aveugles et ne connaissent pas l’autocritique…)

      Je m’étonne que TheSFReader n’est pas posté de commentaire d’ailleurs, lui qui ne cessait de me répéter qu’au final, seul la crème flottera dans cet océan de m… (la facilité de publication est effectivement une qualité et un défaut ;) )

      • TheSFReader dit :

        Ah, mais j’étais en embuscade (en fait coincé sous une montagne de boulot) !

        Oui,je répète, persiste, et signe, la crème va remonter. Mais oui, ça peut être effort de recherche, comme le dit FennNaten. Après, Je prends le temps de cette recherche, et trouve parfois (d’ailleurs plutôt en retard par rapport à d’autres) quelques pépites. Et si d’autres ne peuvent prendre ce temps, effectivement, il faut qu’ils trouvent un bon « suggereur » (place qui auparavant était remplie par le libraire et/ou l’éditeur (ou plutôt un « suggereur » correspondant à leurs goûts et besoins).

        Une fois ce réseau trouvé, il est évident que les « bons » livres remonteront à portée de ce réseau pour remonter au lecteur, et que ces livres soient auto-publiés ou non.

        Par contre, oui, le rapport signal/bruit peut-être faible, mais les lecteurs ont heureusement plusieurs moyens de filtrer : qualité de la couverture, du 4eme de couv, des extraits etc. Bref, ce qu’il fait habituellement en librairie !

        Bien sûr, certains font des produits creux (voire mauvais) et pourtant commercialement bien présentés, mais ceux là sont vite repérés par les autres lecteurs et signalés comme tels dans les comentaires !

        Je ne dis pas qu’on est à l’abris d’une mauvaise surprise, mais a moins on n’est plus à l’abri d’une (très) bonne !

        Allez, une petite comparaison pour la route : lire auto-publié, c’est prendre le risque d’aller dans un restau ne faisant pas partie d’une grande chaine (MacDo, Clement, etc.)…

        Allez, et pour finir ce commentaire qui n’en finit plus, une traduction (imparfaite) d’un commentaire vu ailleurs :

        Question de BigAl : « Que croyez vous que les auteurs indépendants ont à offrir aux lecteurs de plus que les auteurs publiés traditionnellement ? »

        Réponse de Donna Fasano:  »
        Parlons crayons. Les 6 Gros (ndt: Big 6, référence aux 6 grands groupes d’éditions traditionnels US) rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, sont des couleurs parfaites pour dessiner cet arc-en-ciel, au pied duquel on trouve, dit-on, le chaudron rempli d’or. L’objectif des 6 Gros, c’est cet or, alors ils en restent aux couleurs principales et bien connues.

        Les auteurs indépendants sont pour leur part comme ces boites de 120 crayons, plus la boite de fluos, et celle avec les paillettes, et les métallisées, et les aquarelles, sans oublier les feutres des plus gras aux plus subtils. Les auteurs indés offrent une variété bien plus large quand aux couleurs. Bien sûr, tout le monde n’apprécie pas toutes les teintes, et certains crayons valent moins que rien du fait d’un mauvais contrôle qualités (qui inclue tout, du talent, à la relecture, au formatage), MAIS si les lecteurs sont prêts à prendre un léger risque, plutôt que voir toujours le même (même si très beau) arc-en ciel, ils peuvent choisir parmi une gigantesque palette chatoyante et iridescente ^^ .

  7. Blookeur dit :

    Bonjour,

    Votre article sur l’autopublication est très pertinent, nous avons nous même partagé un billet sur le sujet ainsi que sur le futur possible du livre papier (http://blookupme.com/2012/06/05/tourner-la-page-attends-mais-tes-completement-has-been/).

    Aux États-Unis une auteur a même eu l’idée géniale de créer une communauté littéraire Online (http://blookupme.com/2012/04/20/nouveau-phenomene-vu-aux-etats-unis-writers-bloq-ou-la-creation-dune-communaute-litteraire-online/). Le concept est né du aux difficultés des auteurs à entrer dans une maison d’édition.

    Selon vous, le blogueur est-il/doit-il aujourd’hui être considéré comme auteur ?

    • Paumadou dit :

      Pour répondre à cette question, je vous conseille d’aller lire mon billet intitulé Auteur ou écrivain ? ou le débat a été très vif (mais pas forcément centré sur le blogueur) et vous y verrez que pour moi, un blogueur est obligatoirement un auteur (mais pas forcément un écrivain ;) )

  8. Blookeur dit :

    En effet le débat a l’air d’y avoir été animé ;-) , je vais de ce pas lire votre billet (et les commentaires).

    Nous développons actuellement une plateforme de créations de livres de blog : Blookup.com. Afin de permettre aux blogueurs de garder une trace et de partager leurs écrits digitales, seriez-vous intéressé pour créer le livre de votre blog PAUMADOU (on vous l’offre bien évidemment) afin que vous nous donniez votre avis et vos retours sur notre plateforme actuelle.

  9. FleurDeMenthe dit :

    Merci pour ce brillant article, qui m’éclaire sur bon nombre de choses ! Je viens également de découvrir le système d’édition à la demande, et je trouve le concept assez intéréssant. Je suis partagée sur le sujet. Les choses sont en train de changer sur l’édition c’est certain…
    Mais cela donne une chance aux auteurs d’éditer au moins leur oeuvre…

  10. bregman dit :

    Eh oui, les idées reçues sont tenaces. Pour ma part, auto-édité également (euh… édité !), je me heurte aux libraires qui, soit, répondent d’emblée « ah non, monsieur, nous ne faisons pas d’autoédition ici ! » (on a envie de dire « ah bon ? parce que vous pensez que c’est de la m… et que tous les livres que vous vendez sont des chefs d’œuvre ?! »), soit, jouent les prolongations en disant qu’ils n’ont pas eu le temps de lire l’exemplaire commercial.
    Dernièrement, pire que tout, j’ai appris de la bouche du client lui-même qu’une librairie lui avait vendu mon exemplaire commercial, l’air de rien. Evidemment, cela s’est fait dans mon dos et sans le moindre scrupule !!! 100% de commission sur un ouvrage vendu, ça se passe de tout commentaire, n’est-ce pas ?!
    Les auto-édités, c’est la honte ? N’inversons pas forcément les rôles ! Il est certain que certains livres devraient nicher au fond d’une corbeille, mais la vraie honte est du côté les libraires ! Pour qui se prennent-ils ? Pour des éditeurs ? Pour des professionnels de l’écriture ? Pour une race supérieure qui détiendrait la vérité ?
    Remettons les choses à leur place : leur rôle est de vendre des livres et de les faire connaître aux lecteurs ! S’ils n’ont plus ni la curiosité d’ouvrir un livre avant de le juger, ni l’envie d’aider de nouveaux auteurs qui sortent des sentiers battus, alors qu’ils changent de métier !
    A un moment donné, j’ai baissé les bras et arrêté de vouloir chercher des partenaires libraires (ce qui ne m’a pas empêché de continuer à écouler mon stock rien que par le bouche-à-oreille), mais des lecteurs m’ont sonné les cloches : quand on ne veut plus se battre pour soi, alors il faut le faire pour ceux qui manifestaient leur soutien dès le début.
    Après tout, c’est vrai. Un autoédité méprisé, c’est tout son lectorat qui est visé.

  11. Eve Zibelyne dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet article et pour le coup de gueule que j’ai aussi lu. J’ai autopublié un livre de poèmes, je fignole mon roman pour faire de même. J’ai pas mal de textes à publier, et après des essais vers les éditeurs, et bien que mon manuscrit ait été accepté, je resterai dans l’autoédition car les tarifs sont prohibitifs et le succès rare. Bravo à vous d’avoir atteint le podium ! Sur Amazon, ils refusent de vendre mon livre qui est dans le catalogue si je n’abonde pas un stock. Est-ce normal ? Franchement je trouve ça ignoble et j’ai laissé tomber.
    Le monde de l’écriture est opaque et moi je suis un peu ermite et pas douée pour me vendre, mais ce n’est pas grave.Je continuerai d’écrire avec plaisir.
    Bonne chance pour votre poursuite vers le haut, les gagnants se font un jour déboulonner !

    Eve Zibelyne

    • Paumadou dit :

      Pour amazon (je suppose qu’il s’agit d’un livre papier), il faut effectivement avoir du stock (soit chez Amazon, soit chez soi-même puisqu’il est possible de vendre via amazon à condition que le livre soit dans la base de données d’amazon) pour pouvoir le vendre puisque Amazon joue sur la rapidité de livraison. Par principe, Amazon ne peut pas vendre ce qu’il n’a pas en stock ou n’a pas la possibilité de commander facilement/rapidement (via Dilicom, le système de centralisation des commandes des libraires qui est un service relativement fermé aux autoédités)

  12. Mickael dit :

    Pauline, vous prêchez pour votre paroisse et vous avez raison. Dans l’auto-publication, il y a aussi des choses moyennes mais sur des sites comme Amazon, la notation d’un auteur, donne une indication quant à la qualité perçue des écrits. Cela ouvre des portes qui restaient désespérément fermées. De grandes maisons d’éditions publient des livres très moyens en fonction de la polularité de son auteur. Un bouquin de Julien Lepers fait vendre et sera édité chez Gallimard par exemple parceque Pierre est l’ami de Juju! Au moins, nous avons une petite chance d’être repérés et surtout lus. Le but, mon but, c’est d’avoir des lecteurs. l’argent, peut être un peu, plus tard.

  13. Bonjour,

    Effectivement, l’auto-publication peut aussi être une affaire de choix.

    J’apprécie particulièrement la flexibilité qu’elle apporte, et s’il est encore difficile d’en vivre en francophone, c’est tout aussi vrai pour les auteurs publiés…

    Et si je prends l’exemple d’Amazon, 70% de redevance sur 3 euros est toujours plus que 8% sur 20 euros.

    Je pense que c’est un phénomène inéluctable et que nous verrons de plus en plus d’auteurs « bankables » qui y viendront, fatigués d’être tondus.

    Sébastien CERISE

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