Du côté du blog
Samedi 02 juin 2012
Qui s’intéresse encore aux livres ?
En parallèle à l’article de Sediter (Qui s’intéresse encore aux auteurs ? à lire ici), j’ai envie de dériver sur le sujet du livre.

Les auteurs, moi, ça ne m’a jamais vraiment intéressé. Savoir que Zola est mort asphyxié au monoxyde de carbone après avoir fait 2 enfants adultérins à sa bonne ou qu’un auteur contemporain se bourre le pif de poudre blanche et s’est fait prendre dans les toilettes d’une boîte de nuit (de la poudre à récurer sans doute…), ça tient du people. J’aime bien le people, j’aime bien me dire que Britney Spears est une mauvaise mère (ça aide à relativiser sur les repas-bol de céréales-paquet de gâteaux les soirs où on est crevés), j’aime bien me moquer de tel titre tapageur de Voilà ou de Gali qui annonce que Lorie mène un dur combat contre le cancer (parce qu’elle a donné 10€ à une asso), mais ça reste du loisir et au fond, je pourrais en avoir honte (bon, je lis aussi du Harlequin et des romans pornos, d’autres « hontes » à dissimuler en société y parait). Mais ce n’est pas essentiel, en fait, la plupart du temps, je m’en passe très bien ! C’est un truc social (Quoi ? Machin a quitté Bidule ? Rhoooo, ben ça alors !), un potin de commères, un blabla de filles.
La vie des auteurs, donc, ne m’intéressent pas. Leurs idées, leurs avis, leurs conversations par contre, ça, ça peut être intéressant (s’ils sont un peu construits et non déguisés en pub clandestine pour leur paroisse-livre). Mais je me suis rendue compte d’une chose : je m’intéresse aux auteurs par ce qu’ils ont à dire. Par contre, leurs livres, eux, à la limite, je m’en fiche.
Attention ! Ne criez pas tout de suite au bûcher, je m’explique.
Un livre m’intéresse s’il m’est conseillé par des amis ou des gens de confiance (entendez des lecteurs sans attaches particulières avec des maisons d’éditions), mais si un auteur avec lequel je discute écrit un livre, son livre ne m’intéresse pas. C’est parce que j’ai échangé avec lui, discuté, vu qu’il savait manier la langue (à travers son blog, twitter ou des échanges mails), qu’il est sur la même longueur d’onde, quelles sont ses idées en général que je prendrai le risque de lire son livre.
Oui, le risque : il y a toujours un risque à lire un livre (de s’ennuyer, d’être choqué, étonné, déçu, d’avoir l’impression de perdre son temps, son argent ou de gagner quelque chose, d’avoir envie d’en lire plus, de tomber amoureux de l’auteur – enfin de sa plume -, de ne pas sortir indemne de sa lecture, etc.)
Mais il y a tellement de livres en ce monde que je ne peux pas tout lire (surtout que je prends pas mal de temps pour en écrire moi-même et que j’ai tendance à « copier » les styles des autres quand je lis trop, je dois donc choisir : lire ou écrire…), c’est pourquoi les livres des auteurs que je croise ne m’intéressent jamais au premier abord.
On en revient au sujet évoqué par Sediter : les auteurs qui ne parlent que de leurs bouquins et d’eux-même n’intéressent pas grand monde. Sauf les fans (et pour avoir des fans, il faut déjà avoir un public élargi… cercle vicieux)
Qu’ils tweetent des extraits de leurs livres (ouais, 140 caractères c’est très court comme extrait…) ou qu’ils annoncent glorieusement avoir écrit 2453 mots aujourd’hui (perso mon record doit être 11 ou 12000 en un jour… c’était pas de la meilleure qualité, mais c’était un pari stupide :P), ça n’apporte pas d’intérêt (sauf dans le cadre du NaNoWriMo, là, je le tolère vu qu’on se soutient grâce à ça… mais cela limite l’intérêt aux autres participants, donc pas à un public « élargi »)
J’ai découvert plusieurs auteurs dans des genres que je n’aurais pas forcément abordés autrement: Jiminy Panoz (ouais, je sais, je dois écrire des tas de critiques sur ses bouquins… désolée) par exemple avec qui les échangent sont très enrichissants, mais dont le genre d’écrits (trash, slash, cru et violent pour être violent) n’est pas du tout dans mes habitudes. Suzanne Roy et ses trucs de vampires/chat-garous/médiums-policiers par exemple. Le prochain, c’est Sediter (s’il fini un jour son roman de Geek mégalomane :P )
Les textes sont pas forcément ceux que j’aurais choisi en suivant mes propres goûts, mais il faut découvrir au lieu de se cantonner à ses seuls sujets/genres de prédilections, d’abord parce que ça apporte un angle nouveau (ou inconnu), ensuite parce qu’on ne peut pas « découvrir » sans sortir des sentiers battus.
Dans le fouillis des parutions (numériques/papiers), c’est un moyen de découvrir des textes (c’est le mien après, je vous laisse voir si ça vous tente ou pas).
Mots-clefs : auteur, livre, réflexions
Dans : Ecrire, Littérature

















Je partage totalement ton opinion… Bon WE !
C’est vrai que j’ignore le plus souvent la vie privée des auteurs ou des compositeurs ou acteurs. J’aime le personnage sur le moment mais le terme de fan qui consulte les tribulations de leur idole n’est pas ma tasse de café et ne me convient pas. Un texte doit vivre seul, en dehors de la vie de son auteur. hormis les autobiographies, on s’entend bien sur le sujet ;)). Bon Week-end