Celui qui vole, ou emprunte et ne rend pas, un livre à son pro­prié­taire, que le livre volé se change en ser­pent dans sa main et le pique. Qu’il soit frappé de para­ly­sie, que tous ses membres éclatent. Qu’il lan­guisse dans la dou­leur, qu’il demande grâce en pleu­rant, et qui n’y ait de sur­sis à ses tour­ments avant qu’il ne soit anéanti. Que les vers lui rongent les entrailles, au nom du Ver qui ne périt pas. Et quand enfin il ira à son châ­ti­ment final, que les flammes de l’Enfer le consument à jamais.

Voilà ce que tous les édi­teurs devraient mettre dans leurs livres. A côté des habi­tuels copy­right et rap­pels de la légis­la­tion sur la pro­priété intel­lec­tuelle. His­toire de bien rap­pe­ler que le vol, c’est mal, que pira­ter c’est pas bien… Sans oublié d’ajouter par­tout des DRM, des trucs qui empêche la lec­ture ou autre.

J’avoue : j’ai déjà piraté. (Aïe ! pas taper) Des MP3, des films… et même des livres… J’avoue. Je n’ai jamais encodé/déprotégée pour dis­tri­buer, atten­tion ! Mais je vais de temps en temps sur des sites comme XXX et YYY (je vou­drais bien vous les don­ner, mais c’est une inci­ta­tion au pira­tage, et puis google est votre ami). D’un autre côté, soit les oeuvres m’ont plu et je les ai ache­tées par la suite ou j’envisage de le faire (hon­nê­te­ment, regar­der des scree­ners de films avec le son pourri, c’est nul, moi, je pré­fère aller au ciné) ou que j’ai tout sim­ple­ment viré sans remord (encore moins celui d’avoir acheté un truc que je ne lirai/écouterai/regarderai plus jamais.)

La malé­dic­tion des livres… j’ai décou­vert ça au hasard de mes péré­gri­na­tions inter­ne­tesques (je cher­chais juste un truc sur Spitz­weg, dont j’arrivais pas à retrou­ver Le pauvre poète pour illus­trer l’article Artiste… mau­dit!) et je tombe que les malé­dic­tions… et le sort de pro­tec­tion des livres. Et je me suis dit “C’est exac­te­ment ça!!!”

Bon, je connais­sais déjà les trucs des Assy­riens et autres (pour avoir étu­dié je sais plus quelle biblio­thèque méso­po­ta­mienne qui avait été conser­vée parce qu’elle avait pris feu — mais j’ai la mémoire qui flanche… Le palais de Mari, je crois, mais pas sûre), où les dieux déver­saient leur cour­roux sur les voleurs. Et je découvre que c’est aussi uti­lisé au Moyen-Age (excom­mu­ni­ca­tion, dam­na­tion et ana­thème… hum sympa, d’un autre côté, vu le prix des bou­quins à l’époque ça se com­prend — la copie d’un manus­crit pou­vait prendre plus de 30 ans… voler le tra­vail de plu­sieurs vies, ça mérite au moins l’Enfer !)

Ma média­thèque est moins rigou­reuse : si on oublie de rap­por­ter les bou­quins, on a l’interdiction d’emprunter plus de 2 livres pen­dant X semaines… et puis si on les perds, il faut les rem­pla­cer. Et si on vole, les impôts nous rat­trapent (biblio­thèque muni­ci­pale oblige). His­toire que ce qui nous a pro­fité conti­nue de pro­fi­ter aux autres : c’est le prin­cipe de la dif­fu­sion de oeuvres.

Bon après, aucune pro­tec­tion, magique ou non, n’empêchera les gens de voler des livres. Sur­tout s’ils sont numé­riques. Les DRM sur les livres numé­riques, c’est vrai­ment idiot : aucune pro­tec­tion n’est effi­cace à 100% contre le tipia­kage. La musique l’a démon­tré, la vidéo l’a démontré.

Comme l’écrit T.Crouzet dans l’Edition Inter­dite :

Le pira­tage n’existe pas. Copier une œuvre, c’est favo­ri­ser la pro­pa­ga­tion de la culture. C’est une noble tâche. Reste que les auteurs qui gagnent un peu d’argent avec leurs œuvres ont plus de temps pour œuvrer et ont donc plus de chances de nous com­bler. Il faut savoir les rétri­buer lorsqu’ils nous touchent ou nous secouent.

J’avoue que la pre­mière fois qu’une per­sonne a uti­lisé une image de moi sur son site (sans me deman­der l’autorisation préa­lable), j’ai eu un pin­ce­ment au coeur. J’ai eu l’impression qu’on me volait. C’était com­plè­te­ment idiot ! Cette per­sonne avait aimé mon image et l’avait cor­rec­te­ment “copy­righ­tée” avec un lien vers mon site. En plus, elle était venue me pré­ve­nir a pos­te­riori ! Au final, ça m’a fait de la pub (toute petite), mais ça m’a cer­tai­ne­ment per­mis de tou­cher des gens qui ne me connais­saient pas. Après tout, elle n’est pas venue chez moi prendre le des­sin en ques­tion (elle aurait eu du mal à embar­quer le car­ton de 120m de haut d’ailleurs) . C’était une image que j’avais mise en ligne pour mon­trer ce que je fai­sais… et c’était nor­mal qu’elle finisse ailleurs !

Le vol c’est quand quelqu’un s’attribue le tra­vail d’un autre. Le vol c’est quand une per­sonne se fait de l’argent sur le dos d’une autre sans qu’aucun retour ne vienne à l’artiste en ques­tion. L’important pour un artiste, c’est d’être connu par le plus de monde pos­sible, ça fait autant de per­sonnes sus­cep­tibles d’acheter ses livres/musiques/autres…

Allez, voici un sigle qu’il fau­drait voir sur les ebooks plus sou­vent (pour l’instant, pas dans ceux que je pro­pose ici puisqu’ils ont été réa­li­sés avant que j’en ai connais­sance… mais dans les pro­chains ! ;-) )

(télé­char­gez les logos direc­te­ment chez ebouquin.fr)

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2 avis sur “Tipiak ! J’avoue tout !

  • 22 avril 2011 à 3 h 13 min
    Permalink

    Dis, ils sont hauts, tes cartons !

    (huhuhu)

    Répondre
  • 22 avril 2011 à 7 h 27 min
    Permalink

    Et pis on a pas pris l’habitude ici bas d’être artiste à titre posthume ?

    Répondre

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