Retour à l'accueil

Du côté du blog

Jeudi 21 avril 2011

Tipiak ! J’avoue tout !

Celui qui vole, ou emprunte et ne rend pas, un livre à son pro­prié­taire, que le livre volé se change en ser­pent dans sa main et le pique. Qu’il soit frappé de paralysie, que tous ses mem­bres écla­tent. Qu’il lan­guisse dans la douleur, qu’il demande grâce en pleu­rant, et qui n’y ait de sur­sis à ses tour­ments avant qu’il ne soit anéanti. Que les vers lui ron­gent les entrailles, au nom du Ver qui ne périt pas. Et quand enfin il ira à son châ­ti­ment final, que les flammes de l’Enfer le con­sument à jamais.

Voilà ce que tous les édi­teurs devraient met­tre dans leurs livres. A côté des habituels copy­right et rap­pels de la lég­is­la­tion sur la pro­priété intel­lectuelle. His­toire de bien rap­peler que le vol, c’est mal, que pirater c’est pas bien… Sans oublié d’ajouter partout des DRM, des trucs qui empêche la lec­ture ou autre.

J’avoue : j’ai déjà piraté. (Aïe ! pas taper) Des MP3, des films… et même des livres… J’avoue. Je n’ai jamais encodé/déprotégée pour dis­tribuer, atten­tion ! Mais je vais de temps en temps sur des sites comme XXX et YYY (je voudrais bien vous les don­ner, mais c’est une inci­ta­tion au piratage, et puis google est votre ami). D’un autre côté, soit les oeu­vres m’ont plu et je les ai achetées par la suite ou j’envisage de le faire (hon­nête­ment, regarder des screen­ers de films avec le son pourri, c’est nul, moi, je préfère aller au ciné) ou que j’ai tout sim­ple­ment viré sans remord (encore moins celui d’avoir acheté un truc que je ne lirai/écouterai/regarderai plus jamais.)

La malé­dic­tion des livres… j’ai décou­vert ça au hasard de mes péré­gri­na­tions inter­netesques (je cher­chais juste un truc sur Spitzweg, dont j’arrivais pas à retrou­ver Le pau­vre poète pour illus­trer l’article Artiste… mau­dit!) et je tombe que les malé­dic­tions… et le sort de pro­tec­tion des livres. Et je me suis dit “C’est exacte­ment ça!!!”

Bon, je con­nais­sais déjà les trucs des Assyriens et autres (pour avoir étudié je sais plus quelle bib­lio­thèque mésopotami­enne qui avait été con­servée parce qu’elle avait pris feu — mais j’ai la mémoire qui flanche… Le palais de Mari, je crois, mais pas sûre), où les dieux déver­saient leur cour­roux sur les voleurs. Et je décou­vre que c’est aussi util­isé au Moyen-Age (excom­mu­ni­ca­tion, damna­tion et anathème… hum sympa, d’un autre côté, vu le prix des bouquins à l’époque ça se com­prend — la copie d’un man­u­scrit pou­vait pren­dre plus de 30 ans… voler le tra­vail de plusieurs vies, ça mérite au moins l’Enfer !)

Ma médiathèque est moins rigoureuse : si on oublie de rap­porter les bouquins, on a l’interdiction d’emprunter plus de 2 livres pen­dant X semaines… et puis si on les perds, il faut les rem­placer. Et si on vole, les impôts nous rat­trapent (bib­lio­thèque munic­i­pale oblige). His­toire que ce qui nous a prof­ité con­tinue de prof­iter aux autres : c’est le principe de la dif­fu­sion de oeuvres.

Bon après, aucune pro­tec­tion, mag­ique ou non, n’empêchera les gens de voler des livres. Surtout s’ils sont numériques. Les DRM sur les livres numériques, c’est vrai­ment idiot : aucune pro­tec­tion n’est effi­cace à 100% con­tre le tip­i­ak­age. La musique l’a démon­tré, la vidéo l’a démontré.

Comme l’écrit T.Crouzet dans l’Edition Inter­dite :

Le piratage n’existe pas. Copier une œuvre, c’est favoriser la prop­a­ga­tion de la cul­ture. C’est une noble tâche. Reste que les auteurs qui gag­nent un peu d’argent avec leurs œuvres ont plus de temps pour œuvrer et ont donc plus de chances de nous combler. Il faut savoir les rétribuer lorsqu’ils nous touchent ou nous secouent.

J’avoue que la pre­mière fois qu’une per­sonne a util­isé une image de moi sur son site (sans me deman­der l’autorisation préal­able), j’ai eu un pince­ment au coeur. J’ai eu l’impression qu’on me volait. C’était com­plète­ment idiot ! Cette per­sonne avait aimé mon image et l’avait cor­recte­ment “copy­rightée” avec un lien vers mon site. En plus, elle était venue me prévenir a pos­te­ri­ori ! Au final, ça m’a fait de la pub (toute petite), mais ça m’a cer­taine­ment per­mis de toucher des gens qui ne me con­nais­saient pas. Après tout, elle n’est pas venue chez moi pren­dre le dessin en ques­tion (elle aurait eu du mal à embar­quer le car­ton de 120m de haut d’ailleurs) . C’était une image que j’avais mise en ligne pour mon­trer ce que je fai­sais… et c’était nor­mal qu’elle finisse ailleurs !

Le vol c’est quand quelqu’un s’attribue le tra­vail d’un autre. Le vol c’est quand une per­sonne se fait de l’argent sur le dos d’une autre sans qu’aucun retour ne vienne à l’artiste en ques­tion. L’important pour un artiste, c’est d’être connu par le plus de monde pos­si­ble, ça fait autant de per­son­nes sus­cep­ti­bles d’acheter ses livres/musiques/autres…

Allez, voici un sigle qu’il faudrait voir sur les ebooks plus sou­vent (pour l’instant, pas dans ceux que je pro­pose ici puisqu’ils ont été réal­isés avant que j’en ai con­nais­sance… mais dans les prochains ! ;-) )

(téléchargez les logos directe­ment chez ebouquin.fr)

Mots-clefs : , , , , ,
Dans : Divagations

Partagez cet article sur:
facebook
twitter
pinterest

2 Commentaires

  1. Vania dit :

    Dis, ils sont hauts, tes cartons !

    (huhuhu)

  2. Jean-Charles (idf007) dit :

    Et pis on a pas pris l’habitude ici bas d’être artiste à titre posthume ?

  3. Réagir à cet article




    Attention : Votre commentaire doit répondre au sujet de l'article ou à un autre commentaire, les hors-sujets ou les réponses de type troll (je prend le sujet, je le retourne et ça finit par être HS) ne seront pas validés. Le pseudo doit être personnalisé (les "Pas d'accord", les "Tout à fait" et autres ne seront pas validés !). Les emails jetables ou public (type yopmail) ne seront pas validés.
    Je valide tous les commentaires qui répondent à ces règles même si je ne suis pas d'accord avec eux, mais il y a eu trop d'abus dernièrement dans le "troll anonyme".