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Du côté du blog

Vendredi 13 avril 2012

Six trucs pour mettre les lecteurs numériques dans votre poche

Après les Six con­seils aux auteurs pour ne pas se griller sur inter­net, voici comme promis, les Six trucs pour met­tre les lecteurs numériques dans votre poche. Ce sont évidem­ment des astuces, il existe d’autres manières de se con­stituer un pub­lic sur inter­net (mais ceux-là, je les ai testé alors je peux en par­ler :P )

  1. Soyez réelle­ment présent sur inter­net :
    Vous avez un blog, un compte twit­ter et Face­book ? C’est bien, mais si vous ne les “ani­mez” pas, c’est inutile. Le blog, Face­book et Twit­ter peu­vent marcher de manière automa­tique : Vous écrivez vos inter­ven­tions et vous les plan­i­fiez pour ne pas per­dre de temps, c’est louable mais ce n’est pas être réelle­ment présent. Sur un blog, répon­dez à vos com­men­taires. Vous n’en avez pas ? Allez poser des com­men­taires (intel­li­gents !) sur d’autres blogs afin de mon­trer que vous exis­ter, par­ticipez ailleurs pour que les gens vien­nent par­ticiper chez vous ! Evitez aussi d’attendre 2semaines avant de répon­dre, les gens auront oubliés de quoi l’article par­lait. Pour Face­book, idem, pub­liez, aimez, partagez et répon­dez (oui, moi je pêche sur le publiez-partagez-aimez, mais je ne suis pas vrai­ment à l’aise avec Face­book). Sur Twit­ter, pra­tiquez les Retweets de manière intel­li­gente (pas 30 RT dans la minute, ni sans savoir ce que vous ren­voyez à vos lecteurs…) argu­mentez,  par­ticipez à des con­ver­sa­tions (cela implique de suivre des fils de dis­cus­sions, ça prend du temps, mais ça prouve que vous n’êtes pas un bot :P ) , par­ticipez aux ini­tia­tives de Twit­ter (#FF fol­lowfri­day #FNIQ fol­low n’importe quand #Ven­drediLec­ture #Jeu­di­Con­fes­sion #Mer­cre­di­S­exe euh… oui, bon, choi­sis­sez quelle image vous voulez don­ner de vous aussi ! :P ) Bref pour résumer : prou­ver que vous êtes sur inter­net pour échanger et dis­cuter plutôt que pour ven­dre votre livre.
    Et oubliez Google+ per­sonne n’y met réelle­ment les pieds.
  2. Dites des choses intel­li­gentes en évi­tant le style SMS :
    G tro kiffé ton der book1 ! Oubliez ! Le lan­gage SMS est un lan­gage qui ne vous sierra pas du tout :  vous êtes auteur, écrivez ! Si vous n’êtes pas lim­ité en nom­bre de car­ac­tères, faites des phrases com­préhen­si­bles, artic­ulées, qui mon­trent que vous savez écrire, poser un point de vue, réfléchir à des argu­ments, des contre-arguments, etc. Essayez de paraître intel­li­gent (j’ai dit paraître) ce qui n’est pas dur si:  1) vous lisez et com­prenez les textes/articles/questions des autres, 2) répon­dez de manière claire au sujet — et pas com­plète­ment à côté de la plaque — et 3) êtes capa­ble de tenir une petite dis­cus­sion sur le sujet. Voyez, c’est pas trop dur ;) Pour l’orthographe, essayez de bien vous tenir (oui, je sais, c’est dur >_<) si vous n’êtes pas sûr d’une orthographe ou con­ju­gai­son, véri­fiez (c’est val­able même en dehors d’internet). Si vous faites une faute tous les 3 mots, vous allez en dégoûter beau­coup ! Essayez sans cesse de vous améliorer, en plus, c’est un bon exer­cice pour votre écriture !
  3. Ayez votre pro­pre per­son­nal­ité :
    Être d’accord avec tout le monde, c’est bien. Mais c’est utopique et dif­fi­cile­ment réal­is­able, surtout sur inter­net ! Ne vous abais­sez donc pas à lécher des bottes ou à être d’accord avec X et Y parce que c’est ce qu’il faut pour qu’ils vous remar­quent. Gardez votre per­son­nal­ité et vos avis per­son­nels (sans vous ral­liez immé­di­ate­ment et sans réfléchir au pre­mier venu)
    Si vous êtes une grande gueule, évitez quand même de tru­cider tout le monde, ça pour­rait être mau­vais pour vous.
    Dis­ons qu’il vous faut avoir quelques traits de per­son­nal­ité “typés” qui vous classe bien dans l’esprit des gens. Si vous êtes trop lisse, les gens ne se sou­vien­dront pas de vous. Si dans la vraie vie, vous estimez ne pas avoir de traits par­ti­c­uliers, inventez-en ! Sur inter­net et dans l’écriture, vous êtes un per­son­nage : l’écrivain. Définis­sez votre image en fonc­tion du pub­lic que vous visez et ayez un peu de car­ac­tère (et vous ver­rez rapi­de­ment qu’en fait, vous n’êtes pas si insignifi­ant que cela dans la vraie vie  ;) )
  4. Par­lez de vous mais surtout des autres :
    Inter­net, c’est un réseau. Il fonc­tionne comme un réseau : vous êtes un con­necteur du réseau, un passeur en quelque sorte. Il faut donc que vous deve­niez un mail­lon (pas for­cé­ment indis­pens­able, mais bien vis­i­ble) de la toile. Com­ment ? En par­lant de ce qui vous intéresse, mais surtout de ce qui pour­rait intéresser vos lecteurs. Par exem­ple, je doute que mon intérêt pour l’archéologie de l’Iran extérieure (aka Ouzbék­istan, Afghanistan, Turk­ménistan et tous les autres pays en –stan) intéresse mes lecteurs (ni beau­coup de monde d’ailleurs !).
    Par con­tre, je sais qu’ils aiment bien que je trans­mette sur l’écriture (pas du Sumérien &co sur tablette d’argile, hein, sur l’écriture du français mod­erne sur un ordi­na­teur à clavier :P) du coup, j’ai plus ten­dance à faire des liens vers des blogs de lec­tures, d’écriture, que vers ceux de musées ou d’archéologie. Mais ça ne m’empêche pas, de temps en temps, de met­tre un lien vers ceux-ci. Il ne faut pas se lim­iter, si un sujet vous intéresse : faites tourner ! Face­book et Twit­ter sont plus appro­priés pour trans­met­tre des liens sans com­men­taires (ou très courts), votre blog pour que vous fassiez un texte de présentation/réaction plus long. A vous de choisir par quel moyen vous allez passer pour trans­met­tre l’info trouvée.
  5. Deman­dez con­seil à vos lecteurs ! 
    Un truc qui marche super fort (men­tion spé­ciale testé et approuvé par Pauline Doudelet ! — un jour il y aura un label promis :P ), donc un truc qui marche du feu de Dieu, c’est le crowd­sourc­ing. Un mot bien bar­bare qui se traduit libre­ment par “Inspi­ra­tion par la foule”. Ecrire en direct, deman­der des idées pour telle ou telle sit­u­a­tion quand on bloque dans son écri­t­ure, ça marche du ton­nerre ! Après, évidem­ment, à vous de les utiliser comme il faut, mais à chaque fois que j’ai pra­tiqué (l’écriture en direct surtout=temps lim­ité pour écrire une his­toire avec live-tweet de cette écri­t­ure), j’ai eu plein de réac­tions ! Très sou­vent amusé, sympa et d’encouragements ! Un bon moyen de paraître sym­pa­thique au lecteur, loin de l’image de l’écrivain soli­taire qui écrit à la plume en regar­dant la mer (moi, de ma fenêtre, j’ai vu sur une pel­leteuse depuis décem­bre et jusqu’en juil­let, ça le fait beau­coup moins :rotfl: ) — évidem­ment à vous d’adapter cette tech­nique à votre manière d’écrire, à votre thème aussi (deman­der com­ment tuer quelqu’un de manière orig­i­nale ne marche peut-être pas si vous écrivez un roman sen­ti­men­tal :P )
  6. Offrez-leur beau­coup
    Pour défini­tive­ment met­tre les lecteurs in your pocket ? Leur offrir des textes ! Certes, ils vous aiment bien, s’amusent à lire votre blog, à inter­a­gir avec vous… mais au final, les lecteurs ils doivent lire vos textes pour savoir s’ils ten­tent le coup et achè­tent vos livres. Car il y a tou­jours un risque en achetant un livre, celui d’être déçu ou d’avoir eu l’impression de per­dre son temps (ou pire de l’argent), aussi il faut qu’ils soient sûrs qu’ils ne per­dront pas trop si jamais ça ne leur plaît pas. Donc proposez-leur des textes de votre cru : de temps en temps des textes courts sur votre blog ou les sites d’écritures (Atra­menta, InLi­broVer­i­tas, WeLoveWords,etc.) voire des romans com­plets en télécharge­ment (ok, tout le monde n’est pas un serial-écrivain, si vous n’avez qu’un seul roman, dif­fusez de larges extraits bien choi­sis pour piquer leur curiosité).
    Per­son­nelle­ment, ça m’arrive de mon­trer des brouil­lons (en les entourant de “Atten­tion, brouil­lon, c’est pas cor­rigé” sinon cer­tains iront dire que vos textes défini­tifs sont bour­rés de fautes), ou des opéra­tions spé­ciales “Livre gratos pen­dant 3 jours, faites-vous plaisir”.
    Car si vous offrez vos textes sans con­trepar­tie, les gens les liront et avec un peu de chance aimeront ce que vous écrivez, par­lerons de vous et achèteront votre prochain livre pra­tique­ment les yeux fer­més. Vous êtes un écrivain en devenir qui a besoin d’acquérir un pub­lic : vos pre­miers lecteurs seront fiers de penser “Lui, je le suis depuis ses tout débuts !” ou “Je l’ai décou­vert avant son supra-giga-méga-best-seller” (on a le droit de rêver aussi ! :rotfl: ), qu’ils ont par­ticipé à votre recon­nais­sance (qui est aussi la leur, puisqu’ils con­nais­sent l’auteur avant les autres).
    Bref, offrez beau­coup si vous voulez recevoir en retour !

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13 Commentaires

  1. Sediter dit :

    La clef est donc défini­tive­ment la présence sur Inter­net ! “Soyez Mobo !” :drool:

    Plus sérieuse­ment, tes arti­cles mon­trent bien que pour se met­tre des lecteurs dans la poche, il faut avant tout s’investir. Je ne vois que trop d’auteurs qui pro­posent leurs écrits sur Inter­net et s’attendent à ce qu’il se passe quelque chose, comme par magie, comme si le monde entier les attendait.

    His­toire d’étaler ma grande cul­ture des Clas­siques du XVI­Ième siè­cle, ça me fait grande­ment penser à Homer Simp­son qui, décou­vrant Inter­net et créant sa société “Compu-Global-Hyper-Mega-Net”, attend impatiem­ment que les prof­its vien­nent à sa porte… sans rien faire !

    Au sujet du dernier point, si j’en crois un auteur qui a récem­ment défrayé la chronique, tu ne peux pas offrir de textes gra­tu­its à tes lecteurs. En effet, s’ils ne paient pas tes textes, ils n’ont pas le droit de les chroni­quer ! C’est inter­dit ! Je plaisante bien sûr, offrir un peu de texte ne peut que être bon pour sa notoriété…

    Merci pour l’article chère Pauline !

  2. Jean Vigne dit :

    Je rajouterais, si c’est pos­si­ble, par­ticipez à des salons du livre… Cela existe encore ;) et cela vous per­me­t­tra, sur quelques années, de vous tailler une petite répu­ta­tion et de voir revenir cer­tains lecteurs chaque année pour vous acheter votre nou­veauté (à con­di­tion d’en avoir une, bien entendu :silly: ). Il faut être présent sur le ter­rain et pas seule­ment sur Inter­net, même si nous voyons bien que l’avenir qui se des­sine passe par la Toile…

    Les bib­lio­thèques sont sou­vent prêtes à faire une petite séance ren­con­tre avec les lecteurs, cer­taines librairies aussi (pas toute, mais plus sou­vent qu’on ne le pense)… La promo passe aussi par les jour­naux locaux qu’il ne faut pas hésiter à con­tac­ter (c’est mar­rant ce con­seil, car j’ai bien du mal avec ça, mais bref, je vais essayer de m’améliorer sur le sujet)…

    Sinon, l’article est bien fait, mais le prob­lème est de ne pas trop en faire non plus (genre mille mes­sages à la sec­onde). Il faut savoir doser et surtout, je pense, ne pas avoir d’échange avec les autres dans un but unique­ment “lucratif”. Ce serait bien dom­mage, cela se ver­rait et cela n’apporterait pas grand chose au final (sinon la mau­vaise répu­ta­tion de racoleur).

    Main­tenant, étant auteur et pour leur défense, l’année dernière (comme l’année d’avant) 65 000 nou­veauté de sor­tie dans l’année, près de 15 000 romans de tout poil… Imag­inez le pau­vre auteur débar­qué de sa cam­pagne lit­téraire qui tombe dans ce monde là… Il y aura des faux pas, bien entendu… (je ne parle pas de mon­sieur Lenor­mand, big polémique. Moi, à sa place, autour connu et pub­lié dans de belles maisons d’édition, j’aurais pris avant grand plaisir cette cri­tique, mais c’est une autre histoire…)

    Et merci pour l’article…

  3. Llu dit :

    Pour résumer, soyez sincère :)

    En tant que lec­trice, je dois dire que le con­tact auteur/lecteur, c’est pas que je m’en fiche mais ça reste pour moi assez anec­do­tique.
    Le numérique chang­era peut-être tout ça, je l’ignore.

    Ça m’arrive main­tenant d’aller sur le blog d’un auteur que j’apprécie, preuve que les choses changent. Par­ti­c­ulière­ment d’accord sur la présence sur Internet.

    Je ne com­mente plus les blogs (ou alors très rarement) de per­son­nes qui ne pren­nent jamais le temps de répon­dre (pas par­ti­c­ulière­ment à moi mais en général, mon ego n’est pas aussi développé ;p). Ce n’est pas comme ça que je conçois le blog. Je déteste aussi les com­men­taires intéressés (j’ai com­menté chez moi, je com­mente chez toi… niveau maternelle !)

    Il y a aussi un bon truc pour met­tre les lecteurs dans sa poche, c’est aussi d’écrire de bonnes histoires ^^

    Bien aimé votre/ta (vou­voyer me sem­ble plus cor­rect mais en même temps je trouve ça très bizarre sur Inter­net) ini­tia­tive d’ebook gra­tuit momen­tané­ment. Tou­jours pas lu par con­tre (mea culpa) mais je compte bien m’y met­tre après mon fichu mémoire, ce mal aimé.

  4. Paumadou dit :

    Ta cul­ture m’étonnera tou­jours, tu t’es vrai­ment enfilé TOUS les épisodes des Simp­sons ?
    (Moi j’ai arrêté il y a longtemps, à un moment où ça tour­nait un peu en rond, enfin je crois que c’est ça et le fait que j’ai démé­nagé et n’avais plus de télé :P )

    Je crois l’avoir déjà dit : les lecteurs sont sub­mergés de textes de toutes qual­ités, per­sonne n’attend un auteur et son texte, c’est à lui de s’investir pour se dis­tinguer suff­isam­ment pour intéresser les lecteurs. ;) (Tu as bien rai­son, comme toujours !)

  5. Paumadou dit :

    J’abordais ici les lecteurs numériques (lecteurs de blogs ou d’ebooks) d’où l’absence de références aux salons et ren­con­tres “réelles”. C’est évi­dent qu’il ne faille pas se lim­iter au web !

    Pour la dimen­sion non-racoleuse, je le com­pre­nais dans “sans con­trepar­tie”. Car même un livre con­tre une cri­tique engage le lecteur dans un rap­port d’obligation qui n’est à mon avis pas le plus aisé pour se faire con­naître. Certes, il y a une cri­tique sur un blog, mais ce qui compte surtout c’est le bouche à oreille et la trans­mis­sion volon­taire et sans “intérêt”. C’est la plus efficace !

    Pour les mil­liers de nou­veauté, comme je le dis­ais à Séditer, de trop nom­breux auteurs pensent que le monde et une horde de lecteurs les atten­dent ce qui est faux évidem­ment. Puisqu’il a le choix, le lecteur n’a aucun rai­son de lire votre livre plus que celui d’un autre, c’est pourquoi il faut lui en don­ner ! Un cap­i­tal sympathie+des textes qui don­nent envie, c’est un bon point (plus que celui de s’engueuler pour des bêtises ! Vu la dif­fi­culté à obtenir des cri­tiques, je trouve étrange que cet auteur, qui doit vivre sur une autre planète, se soit plaint)

  6. Paumadou dit :

    (donc, j’avais écrit une très longue réponse et juste avant de la pub­lier, vlan ! Mon ordi­na­teur qui plante et redé­marre au moins dix fois, je crois qu’il ne veut pas que je réponde à CE commentaire-là en par­ti­c­ulier ! Pourquoi ? Mys­tère, une con­spir­a­tion sans doute ! :P )

    Chaque auteur, chaque lecteur est dif­férent. Il y a tou­jours eu une espèce d’éloignement de l’auteur vis à vis du lecteur, de part le tra­vail dis­tant de sa récep­tion : plusieurs mois/années pour éditer un livre ! Quand le lecteur s’y plonge, l’auteur est déjà passé à autre chose…
    Le numérique accélère le mou­ve­ment, per­met de rap­procher les deux, mais il y aura tou­jours des lecteurs qui ne veu­lent rien savoir de l’auteur (c’est mon cas en tant que lec­trice, pour moi la ren­con­tre avec un auteur relève du “people/potin”) et des lecteurs qui veu­lent absol­u­ment le ren­con­trer !
    Inter­net est un nou­veau moyen d’y par­venir. J’ai croisé quelques auteurs dernière­ment sur le net puis en vrai et ce n’était pas désagréable, mais c’est plus intéres­sant dans une relation-rencontre que dans le cadre d’une “bête” dédicace.

    Je n’ai pas parlé du niveau de textes (style, his­toires, orig­i­nal­ité…) car c’est très vari­able d’une per­sonne à l’autre : cer­tains lecteurs trou­veront une his­toire orig­i­nale et intéres­sante, là où d’autres la trou­veront banale.
    C’est un peu à la tête du texte et à l’humeur du lecteur ! (donc très aléa­toire ;) )
    Ça m’est arrivé récem­ment sur Fugues, la plu­part des lecteurs ont trouvé la fin… bon je le dirais pas mais ça leur a fichu un choc, et j’ai eu une per­sonne qui s’est estimée (un peu) trompée sur la marchan­dise car elle imag­i­nait autre chose. (Mais en tant qu’auteur ça ne me dérange pas, vu que j’aime bien l’idée qu’on croient à des choses plus extra­or­di­naires que ce qu’elles sont en réal­ité, et le récit était aussi con­struit sur cette ambiguïté, donc cette décep­tion est en par­tie ma faute)

    Bonne chance pour votre mémoire et bonne lec­ture par la suite :)
    (Je vou­voie qui me vou­voie, je tutoie qui me tutoie — même si sur inter­net, le tutoiement est plus sou­vent la norme et qu’il m’arrive de tutoyer de par­faits incon­nus sans aucun problème ;) )

  7. Merci pour ce bil­let très éclairant.
    C’est vrai qu’on est là pour aller à la ren­con­tre des autres. En tout cas, pour moi c’est ce qui prime large­ment pour l’instant, vu que ques­tion lecteurs… je ne suis pas très avancée !
    En même temps, faut recon­naître que mon roman avance à un rythme inverse­ment pro­por­tion­nel au nom­bre de tweets et de bil­lets pub­liés sur mon blog. J’ai bien saisi l’importance d’être présent avec régu­lar­ité sur le net, j’en fais l’expérience tous les jours en regar­dant mes stats de blog. Mais cet “appren­tis­sage” du net, cette décou­verte du (petit) monde de l’édition numérique et des blogs lit­téraires, bien qu’indispensable, se fait au détri­ment de mon tra­vail d’écriture… C’est quand même con la vie ! Si au moins le temps était exten­si­ble, ce serait vache­ment plus sim­ple !!! :laugh:
    Et me voilà réduite à me presque réjouir de par­tir une semaine loin de toute con­nex­ion inter­net, his­toire de me retrou­ver “obligée” de tra­vailler à mon roman sans par­a­sitage twitesque ou bloguesque !
    Bref : je crois qu’il y a des étapes à ne pas griller, qu’il faut du temps et beau­coup de patience, que ce soit pour écrire ou pour se faire con­naître de poten­tiels lecteurs. Et qu’on ne peut pas for­cé­ment tout faire à la fois (sauf à ne faire que ça, peut-être…).

  8. Terhi Schram dit :

    Hello !

    Je l’avais déjà lu quelque part pour ce qui est de la présence sur Inter­net et, depuis, j’essaie d’appliquer. Twit­ter est un peu plus com­pliqué pour moi, j’ai du mal à m’investir. Par con­tre, je com­mence à décou­vrir les secrets de FB lol
    Sinon, très bien ce “nou­veau” blog. Sim­ple, sobre :)

    Ciao ciao !

  9. Paumadou dit :

    Cha­cun doit s’adapter à sa méth­ode de tra­vail évidem­ment !
    Per­son­nelle­ment, je ne sais pas si les réseaux soci­aux par­a­sitent réelle­ment mon écri­t­ure : si je traîne sur inter­net au lieu d’écrire, c’est parce que je n’ai pas for­cé­ment envie d’écrire (et bosser sans con­vic­tion n’est sou­vent pas très effi­cace pour moi :P )
    Il m’est arrivé d’avoir des péri­odes d’écriture intenses, tout en étant par­ti­c­ulière­ment présente sur Twit­ter ou mon blog. L’inverse est arrivé aussi : aucune écri­t­ure et aucune présence sur les réseaux… Comme quoi ça ne dépend pas unique­ment de l’écrivain !
    Il y a tou­jours un juste milieu ! Être présent peut dire pren­dre un quart d’heure le matin, un autre le soir pour répon­dre aux com­men­taires, ani­mer un peu son twit­ter et son face­book. Pas la peine de répon­dre immé­di­ate­ment ! C’est plus vivant, mais pas oblig­a­toire (et pas tous les jours)

    Après, je con­sid­ère que c’est une par­tie du tra­vail (ok, ça fait pas très sérieux comme boulot, mais après tout je suis écrivain, c’est pas un métier :rotfl: ) et donc, ça con­stitue une part du temps con­sacré au tra­vail : certes je n’écris pas, mais l’autopublication implique une large part de temps où l’on n’écrit pas !

  10. Paumadou dit :

    Twit­ter exige une implication/réaction beau­coup plus impor­tante que sur Face­book. Cela relève à la fois du blog, de la con­ver­sa­tion MSN-tchat et du pas­sage de liens et de cen­tres d’intérêts. Les dis­cus­sions dis­parais­sent vite, cela exige une présence impor­tante pour repérer des gens avec qui échanger (car sans échange un compte twit­ter n’est pas intéres­sant), Face­book a l’avantage d’être “plus lent” et surtout beau­coup plus “fixe” pour les gens qui n’ont pas un temps infini (ou con­nec­tés H24 avec un cable USB en per­fu­sion… :P ) mais j’avoue ne pas m’habituer à Facebook.

  11. cdedes dit :

    Très bien! Ce que j’aurais voulu voir dévelop­per par cer­taine auteure d’un e-book sur l’écriture, au lieu de la façon de tricher en faisant de faux commentaires.

  12. Paumadou dit :

    Le prob­lème est que les gens veu­lent des résul­tats rapi­de­ment et donc sont prêts à tricher pour ça. Sachant que plus le souf­flé monte vite, plus il retombe vite. :/
    La preuve avec le papa de l’auteure en ques­tion est retombé très vite dans les stats après qu’on l’ait épinglé pour faux com­men­taires. Le directeur d’Amazon France n’a pas trop appré­cié de passer pour c.. en citant le per­son­nage en exem­ple et sans l’avoir lu. ;)
    (amu­sant de par­ler par énigme, mais je ne ferai pas de pub pour une per­sonne qui encour­age l’illégalité et le non-respect du droit d’auteur, sans par­ler de sa posi­tion sur ultrapro-DRM… :( )

  13. Llu dit :

    Merci pour le mémoire :) (je réponds trois plombes après ^^”)

    C’est vrai que le niveau des textes reste une vari­able dif­fi­cile à pren­dre en compte. Surtout quand on voit cer­tains succès…

    Et oui, c’est vrai que nous lecteurs on ne pense pas for­cé­ment que le roman qu’on a lu est peut-être déjà loin pour son auteur voire même qu’il n’en est pas tou­jours com­plète­ment satisfait.

    Séance de dédi­cace, bof bof en effet. Je suis allée une fois ren­con­trer un auteur et c’est impos­si­ble d’échanger réelle­ment quoique ce soit. Je sais pas ce que je m’étais imag­inée et du coup c’était un peu déce­vant même si j’ai eu un très joli mot et clin d’œil à mon prénom.

    P.S. : Je crois que je suis tombée sur une coquille dans Fugues mais suis pas sûre. Je t’envoie ça par email.