old books and old typewriter

Six trucs pour mettre les lecteurs numériques dans votre poche

Après les Six conseils aux auteurs pour ne pas se griller sur inter­net, voici comme pro­mis, les Six trucs pour mettre les lec­teurs numé­riques dans votre poche. Ce sont évi­dem­ment des astuces, il existe d’autres manières de se consti­tuer un public sur inter­net (mais ceux-là, je les ai testé alors je peux en par­ler :P )

  1. Soyez réel­le­ment pré­sent sur inter­net :
    Vous avez un blog, un compte twit­ter et Face­book ? C’est bien, mais si vous ne les “ani­mez” pas, c’est inutile. Le blog, Face­book et Twit­ter peuvent mar­cher de manière auto­ma­tique : Vous écri­vez vos inter­ven­tions et vous les pla­ni­fiez pour ne pas perdre de temps, c’est louable mais ce n’est pas être réel­le­ment pré­sent. Sur un blog, répon­dez à vos com­men­taires. Vous n’en avez pas ? Allez poser des com­men­taires (intel­li­gents !) sur d’autres blogs afin de mon­trer que vous exis­ter, par­ti­ci­pez ailleurs pour que les gens viennent par­ti­ci­per chez vous ! Evi­tez aussi d’attendre 2semaines avant de répondre, les gens auront oubliés de quoi l’article par­lait. Pour Face­book, idem, publiez, aimez, par­ta­gez et répon­dez (oui, moi je pêche sur le publiez-partagez-aimez, mais je ne suis pas vrai­ment à l’aise avec Face­book). Sur Twit­ter, pra­ti­quez les Ret­weets de manière intel­li­gente (pas 30 RT dans la minute, ni sans savoir ce que vous ren­voyez à vos lec­teurs…) argu­men­tez,  par­ti­ci­pez à des conver­sa­tions (cela implique de suivre des fils de dis­cus­sions, ça prend du temps, mais ça prouve que vous n’êtes pas un bot :P ) , par­ti­ci­pez aux ini­tia­tives de Twit­ter (#FF fol­low­fri­day #FNIQ fol­low n’importe quand #Ven­dre­di­Lec­ture #Jeu­di­Con­fes­sion #Mer­cre­di­Sexe euh… oui, bon, choi­sis­sez quelle image vous vou­lez don­ner de vous aussi ! :P ) Bref pour résu­mer : prou­ver que vous êtes sur inter­net pour échan­ger et dis­cu­ter plu­tôt que pour vendre votre livre.
    Et oubliez Google+ per­sonne n’y met réel­le­ment les pieds.
  2. Dites des choses intel­li­gentes en évi­tant le style SMS :
    G tro kiffé ton der book1 ! Oubliez ! Le lan­gage SMS est un lan­gage qui ne vous sierra pas du tout :  vous êtes auteur, écri­vez ! Si vous n’êtes pas limité en nombre de carac­tères, faites des phrases com­pré­hen­sibles, arti­cu­lées, qui montrent que vous savez écrire, poser un point de vue, réflé­chir à des argu­ments, des contre-arguments, etc. Essayez de paraître intel­li­gent (j’ai dit paraître) ce qui n’est pas dur si:  1) vous lisez et com­pre­nez les textes/articles/questions des autres, 2) répon­dez de manière claire au sujet — et pas com­plè­te­ment à côté de la plaque — et 3) êtes capable de tenir une petite dis­cus­sion sur le sujet. Voyez, c’est pas trop dur ;) Pour l’orthographe, essayez de bien vous tenir (oui, je sais, c’est dur >_<) si vous n’êtes pas sûr d’une ortho­graphe ou conju­gai­son, véri­fiez (c’est valable même en dehors d’internet). Si vous faites une faute tous les 3 mots, vous allez en dégoû­ter beau­coup ! Essayez sans cesse de vous amé­lio­rer, en plus, c’est un bon exer­cice pour votre écriture !
  3. Ayez votre propre per­son­na­lité :
    Être d’accord avec tout le monde, c’est bien. Mais c’est uto­pique et dif­fi­ci­le­ment réa­li­sable, sur­tout sur inter­net ! Ne vous abais­sez donc pas à lécher des bottes ou à être d’accord avec X et Y parce que c’est ce qu’il faut pour qu’ils vous remarquent. Gar­dez votre per­son­na­lité et vos avis per­son­nels (sans vous ral­liez immé­dia­te­ment et sans réflé­chir au pre­mier venu)
    Si vous êtes une grande gueule, évi­tez quand même de tru­ci­der tout le monde, ça pour­rait être mau­vais pour vous.
    Disons qu’il vous faut avoir quelques traits de per­son­na­lité “typés” qui vous classe bien dans l’esprit des gens. Si vous êtes trop lisse, les gens ne se sou­vien­dront pas de vous. Si dans la vraie vie, vous esti­mez ne pas avoir de traits par­ti­cu­liers, inventez-en ! Sur inter­net et dans l’écriture, vous êtes un per­son­nage : l’écrivain. Défi­nis­sez votre image en fonc­tion du public que vous visez et ayez un peu de carac­tère (et vous ver­rez rapi­de­ment qu’en fait, vous n’êtes pas si insi­gni­fiant que cela dans la vraie vie  ;) )
  4. Par­lez de vous mais sur­tout des autres :
    Inter­net, c’est un réseau. Il fonc­tionne comme un réseau : vous êtes un connec­teur du réseau, un pas­seur en quelque sorte. Il faut donc que vous deve­niez un maillon (pas for­cé­ment indis­pen­sable, mais bien visible) de la toile. Com­ment ? En par­lant de ce qui vous inté­resse, mais sur­tout de ce qui pour­rait inté­res­ser vos lec­teurs. Par exemple, je doute que mon inté­rêt pour l’archéologie de l’Iran exté­rieure (aka Ouz­bé­kis­tan, Afgha­nis­tan, Turk­mé­nis­tan et tous les autres pays en –stan) inté­resse mes lec­teurs (ni beau­coup de monde d’ailleurs !).
    Par contre, je sais qu’ils aiment bien que je trans­mette sur l’écriture (pas du Sumé­rien &co sur tablette d’argile, hein, sur l’écriture du fran­çais moderne sur un ordi­na­teur à cla­vier :P) du coup, j’ai plus ten­dance à faire des liens vers des blogs de lec­tures, d’écriture, que vers ceux de musées ou d’archéologie. Mais ça ne m’empêche pas, de temps en temps, de mettre un lien vers ceux-ci. Il ne faut pas se limi­ter, si un sujet vous inté­resse : faites tour­ner ! Face­book et Twit­ter sont plus appro­priés pour trans­mettre des liens sans com­men­taires (ou très courts), votre blog pour que vous fas­siez un texte de présentation/réaction plus long. A vous de choi­sir par quel moyen vous allez pas­ser pour trans­mettre l’info trouvée.
  5. Deman­dez conseil à vos lec­teurs ! 
    Un truc qui marche super fort (men­tion spé­ciale testé et approuvé par Pau­line Dou­de­let ! — un jour il y aura un label pro­mis :P ), donc un truc qui marche du feu de Dieu, c’est le crowd­sour­cing. Un mot bien bar­bare qui se tra­duit libre­ment par “Ins­pi­ra­tion par la foule”. Ecrire en direct, deman­der des idées pour telle ou telle situa­tion quand on bloque dans son écri­ture, ça marche du ton­nerre ! Après, évi­dem­ment, à vous de les uti­li­ser comme il faut, mais à chaque fois que j’ai pra­ti­qué (l’écriture en direct surtout=temps limité pour écrire une his­toire avec live-tweet de cette écri­ture), j’ai eu plein de réac­tions ! Très sou­vent amusé, sympa et d’encouragements ! Un bon moyen de paraître sym­pa­thique au lec­teur, loin de l’image de l’écrivain soli­taire qui écrit à la plume en regar­dant la mer (moi, de ma fenêtre, j’ai vu sur une pel­le­teuse depuis décembre et jusqu’en juillet, ça le fait beau­coup moins :rotfl: ) — évi­dem­ment à vous d’adapter cette tech­nique à votre manière d’écrire, à votre thème aussi (deman­der com­ment tuer quelqu’un de manière ori­gi­nale ne marche peut-être pas si vous écri­vez un roman sen­ti­men­tal :P )
  6. Offrez-leur beau­coup
    Pour défi­ni­ti­ve­ment mettre les lec­teurs in your pocket ? Leur offrir des textes ! Certes, ils vous aiment bien, s’amusent à lire votre blog, à inter­agir avec vous… mais au final, les lec­teurs ils doivent lire vos textes pour savoir s’ils tentent le coup et achètent vos livres. Car il y a tou­jours un risque en ache­tant un livre, celui d’être déçu ou d’avoir eu l’impression de perdre son temps (ou pire de l’argent), aussi il faut qu’ils soient sûrs qu’ils ne per­dront pas trop si jamais ça ne leur plaît pas. Donc proposez-leur des textes de votre cru : de temps en temps des textes courts sur votre blog ou les sites d’écritures (Atra­menta, InLi­bro­Ve­ri­tas, WeLoveWords,etc.) voire des romans com­plets en télé­char­ge­ment (ok, tout le monde n’est pas un serial-écrivain, si vous n’avez qu’un seul roman, dif­fu­sez de larges extraits bien choi­sis pour piquer leur curio­sité).
    Per­son­nel­le­ment, ça m’arrive de mon­trer des brouillons (en les entou­rant de “Atten­tion, brouillon, c’est pas cor­rigé” sinon cer­tains iront dire que vos textes défi­ni­tifs sont bour­rés de fautes), ou des opé­ra­tions spé­ciales “Livre gra­tos pen­dant 3 jours, faites-vous plai­sir”.
    Car si vous offrez vos textes sans contre­par­tie, les gens les liront et avec un peu de chance aime­ront ce que vous écri­vez, par­le­rons de vous et achè­te­ront votre pro­chain livre pra­ti­que­ment les yeux fer­més. Vous êtes un écri­vain en deve­nir qui a besoin d’acquérir un public : vos pre­miers lec­teurs seront fiers de pen­ser “Lui, je le suis depuis ses tout débuts !” ou “Je l’ai décou­vert avant son supra-giga-méga-best-seller” (on a le droit de rêver aussi ! :rotfl: ), qu’ils ont par­ti­cipé à votre recon­nais­sance (qui est aussi la leur, puisqu’ils connaissent l’auteur avant les autres).
    Bref, offrez beau­coup si vous vou­lez rece­voir en retour !

13 réflexions au sujet de « Six trucs pour mettre les lecteurs numériques dans votre poche »

  1. La clef est donc défi­ni­ti­ve­ment la pré­sence sur Inter­net ! “Soyez Mobo !” :drool:

    Plus sérieu­se­ment, tes articles montrent bien que pour se mettre des lec­teurs dans la poche, il faut avant tout s’investir. Je ne vois que trop d’auteurs qui pro­posent leurs écrits sur Inter­net et s’attendent à ce qu’il se passe quelque chose, comme par magie, comme si le monde entier les attendait.

    His­toire d’étaler ma grande culture des Clas­siques du XVIIème siècle, ça me fait gran­de­ment pen­ser à Homer Simp­son qui, décou­vrant Inter­net et créant sa société “Compu-Global-Hyper-Mega-Net”, attend impa­tiem­ment que les pro­fits viennent à sa porte… sans rien faire !

    Au sujet du der­nier point, si j’en crois un auteur qui a récem­ment défrayé la chro­nique, tu ne peux pas offrir de textes gra­tuits à tes lec­teurs. En effet, s’ils ne paient pas tes textes, ils n’ont pas le droit de les chro­ni­quer ! C’est inter­dit ! Je plai­sante bien sûr, offrir un peu de texte ne peut que être bon pour sa notoriété…

    Merci pour l’article chère Pauline !

    1. Ta culture m’étonnera tou­jours, tu t’es vrai­ment enfilé TOUS les épi­sodes des Simp­sons ?
      (Moi j’ai arrêté il y a long­temps, à un moment où ça tour­nait un peu en rond, enfin je crois que c’est ça et le fait que j’ai démé­nagé et n’avais plus de télé :P )

      Je crois l’avoir déjà dit : les lec­teurs sont sub­mer­gés de textes de toutes qua­li­tés, per­sonne n’attend un auteur et son texte, c’est à lui de s’investir pour se dis­tin­guer suf­fi­sam­ment pour inté­res­ser les lec­teurs. ;) (Tu as bien rai­son, comme toujours !)

  2. Je rajou­te­rais, si c’est pos­sible, par­ti­ci­pez à des salons du livre… Cela existe encore ;) et cela vous per­met­tra, sur quelques années, de vous tailler une petite répu­ta­tion et de voir reve­nir cer­tains lec­teurs chaque année pour vous ache­ter votre nou­veauté (à condi­tion d’en avoir une, bien entendu :silly: ). Il faut être pré­sent sur le ter­rain et pas seule­ment sur Inter­net, même si nous voyons bien que l’avenir qui se des­sine passe par la Toile…

    Les biblio­thèques sont sou­vent prêtes à faire une petite séance ren­contre avec les lec­teurs, cer­taines librai­ries aussi (pas toute, mais plus sou­vent qu’on ne le pense)… La promo passe aussi par les jour­naux locaux qu’il ne faut pas hési­ter à contac­ter (c’est mar­rant ce conseil, car j’ai bien du mal avec ça, mais bref, je vais essayer de m’améliorer sur le sujet)…

    Sinon, l’article est bien fait, mais le pro­blème est de ne pas trop en faire non plus (genre mille mes­sages à la seconde). Il faut savoir doser et sur­tout, je pense, ne pas avoir d’échange avec les autres dans un but uni­que­ment “lucra­tif”. Ce serait bien dom­mage, cela se ver­rait et cela n’apporterait pas grand chose au final (sinon la mau­vaise répu­ta­tion de racoleur).

    Main­te­nant, étant auteur et pour leur défense, l’année der­nière (comme l’année d’avant) 65 000 nou­veauté de sor­tie dans l’année, près de 15 000 romans de tout poil… Ima­gi­nez le pauvre auteur débar­qué de sa cam­pagne lit­té­raire qui tombe dans ce monde là… Il y aura des faux pas, bien entendu… (je ne parle pas de mon­sieur Lenor­mand, big polé­mique. Moi, à sa place, autour connu et publié dans de belles mai­sons d’édition, j’aurais pris avant grand plai­sir cette cri­tique, mais c’est une autre histoire…)

    Et merci pour l’article…

    1. J’abordais ici les lec­teurs numé­riques (lec­teurs de blogs ou d’ebooks) d’où l’absence de réfé­rences aux salons et ren­contres “réelles”. C’est évident qu’il ne faille pas se limi­ter au web !

      Pour la dimen­sion non-racoleuse, je le com­pre­nais dans “sans contre­par­tie”. Car même un livre contre une cri­tique engage le lec­teur dans un rap­port d’obligation qui n’est à mon avis pas le plus aisé pour se faire connaître. Certes, il y a une cri­tique sur un blog, mais ce qui compte sur­tout c’est le bouche à oreille et la trans­mis­sion volon­taire et sans “inté­rêt”. C’est la plus efficace !

      Pour les mil­liers de nou­veauté, comme je le disais à Sédi­ter, de trop nom­breux auteurs pensent que le monde et une horde de lec­teurs les attendent ce qui est faux évi­dem­ment. Puisqu’il a le choix, le lec­teur n’a aucun rai­son de lire votre livre plus que celui d’un autre, c’est pour­quoi il faut lui en don­ner ! Un capi­tal sympathie+des textes qui donnent envie, c’est un bon point (plus que celui de s’engueuler pour des bêtises ! Vu la dif­fi­culté à obte­nir des cri­tiques, je trouve étrange que cet auteur, qui doit vivre sur une autre pla­nète, se soit plaint)

  3. Pour résu­mer, soyez sincère :)

    En tant que lec­trice, je dois dire que le contact auteur/lecteur, c’est pas que je m’en fiche mais ça reste pour moi assez anec­do­tique.
    Le numé­rique chan­gera peut-être tout ça, je l’ignore.

    Ça m’arrive main­te­nant d’aller sur le blog d’un auteur que j’apprécie, preuve que les choses changent. Par­ti­cu­liè­re­ment d’accord sur la pré­sence sur Internet.

    Je ne com­mente plus les blogs (ou alors très rare­ment) de per­sonnes qui ne prennent jamais le temps de répondre (pas par­ti­cu­liè­re­ment à moi mais en géné­ral, mon ego n’est pas aussi déve­loppé ;p). Ce n’est pas comme ça que je conçois le blog. Je déteste aussi les com­men­taires inté­res­sés (j’ai com­menté chez moi, je com­mente chez toi… niveau maternelle !)

    Il y a aussi un bon truc pour mettre les lec­teurs dans sa poche, c’est aussi d’écrire de bonnes histoires ^^

    Bien aimé votre/ta (vou­voyer me semble plus cor­rect mais en même temps je trouve ça très bizarre sur Inter­net) ini­tia­tive d’ebook gra­tuit momen­ta­né­ment. Tou­jours pas lu par contre (mea culpa) mais je compte bien m’y mettre après mon fichu mémoire, ce mal aimé.

    1. (donc, j’avais écrit une très longue réponse et juste avant de la publier, vlan ! Mon ordi­na­teur qui plante et redé­marre au moins dix fois, je crois qu’il ne veut pas que je réponde à CE commentaire-là en par­ti­cu­lier ! Pour­quoi ? Mys­tère, une conspi­ra­tion sans doute ! :P )

      Chaque auteur, chaque lec­teur est dif­fé­rent. Il y a tou­jours eu une espèce d’éloignement de l’auteur vis à vis du lec­teur, de part le tra­vail dis­tant de sa récep­tion : plu­sieurs mois/années pour édi­ter un livre ! Quand le lec­teur s’y plonge, l’auteur est déjà passé à autre chose…
      Le numé­rique accé­lère le mou­ve­ment, per­met de rap­pro­cher les deux, mais il y aura tou­jours des lec­teurs qui ne veulent rien savoir de l’auteur (c’est mon cas en tant que lec­trice, pour moi la ren­contre avec un auteur relève du “people/potin”) et des lec­teurs qui veulent abso­lu­ment le ren­con­trer !
      Inter­net est un nou­veau moyen d’y par­ve­nir. J’ai croisé quelques auteurs der­niè­re­ment sur le net puis en vrai et ce n’était pas désa­gréable, mais c’est plus inté­res­sant dans une relation-rencontre que dans le cadre d’une “bête” dédicace.

      Je n’ai pas parlé du niveau de textes (style, his­toires, ori­gi­na­lité…) car c’est très variable d’une per­sonne à l’autre : cer­tains lec­teurs trou­ve­ront une his­toire ori­gi­nale et inté­res­sante, là où d’autres la trou­ve­ront banale.
      C’est un peu à la tête du texte et à l’humeur du lec­teur ! (donc très aléa­toire ;) )
      Ça m’est arrivé récem­ment sur Fugues, la plu­part des lec­teurs ont trouvé la fin… bon je le dirais pas mais ça leur a fichu un choc, et j’ai eu une per­sonne qui s’est esti­mée (un peu) trom­pée sur la mar­chan­dise car elle ima­gi­nait autre chose. (Mais en tant qu’auteur ça ne me dérange pas, vu que j’aime bien l’idée qu’on croient à des choses plus extra­or­di­naires que ce qu’elles sont en réa­lité, et le récit était aussi construit sur cette ambi­guïté, donc cette décep­tion est en par­tie ma faute)

      Bonne chance pour votre mémoire et bonne lec­ture par la suite :)
      (Je vou­voie qui me vou­voie, je tutoie qui me tutoie — même si sur inter­net, le tutoie­ment est plus sou­vent la norme et qu’il m’arrive de tutoyer de par­faits incon­nus sans aucun pro­blème ;) )

      1. Merci pour le mémoire :) (je réponds trois plombes après ^^”)

        C’est vrai que le niveau des textes reste une variable dif­fi­cile à prendre en compte. Sur­tout quand on voit cer­tains succès…

        Et oui, c’est vrai que nous lec­teurs on ne pense pas for­cé­ment que le roman qu’on a lu est peut-être déjà loin pour son auteur voire même qu’il n’en est pas tou­jours com­plè­te­ment satisfait.

        Séance de dédi­cace, bof bof en effet. Je suis allée une fois ren­con­trer un auteur et c’est impos­sible d’échanger réel­le­ment quoique ce soit. Je sais pas ce que je m’étais ima­gi­née et du coup c’était un peu déce­vant même si j’ai eu un très joli mot et clin d’œil à mon prénom.

        P.S. : Je crois que je suis tom­bée sur une coquille dans Fugues mais suis pas sûre. Je t’envoie ça par email.

  4. Merci pour ce billet très éclai­rant.
    C’est vrai qu’on est là pour aller à la ren­contre des autres. En tout cas, pour moi c’est ce qui prime lar­ge­ment pour l’instant, vu que ques­tion lec­teurs… je ne suis pas très avan­cée !
    En même temps, faut recon­naître que mon roman avance à un rythme inver­se­ment pro­por­tion­nel au nombre de tweets et de billets publiés sur mon blog. J’ai bien saisi l’importance d’être pré­sent avec régu­la­rité sur le net, j’en fais l’expérience tous les jours en regar­dant mes stats de blog. Mais cet “appren­tis­sage” du net, cette décou­verte du (petit) monde de l’édition numé­rique et des blogs lit­té­raires, bien qu’indispensable, se fait au détri­ment de mon tra­vail d’écriture… C’est quand même con la vie ! Si au moins le temps était exten­sible, ce serait vache­ment plus simple !!! :laugh:
    Et me voilà réduite à me presque réjouir de par­tir une semaine loin de toute connexion inter­net, his­toire de me retrou­ver “obli­gée” de tra­vailler à mon roman sans para­si­tage twi­tesque ou blo­guesque !
    Bref : je crois qu’il y a des étapes à ne pas griller, qu’il faut du temps et beau­coup de patience, que ce soit pour écrire ou pour se faire connaître de poten­tiels lec­teurs. Et qu’on ne peut pas for­cé­ment tout faire à la fois (sauf à ne faire que ça, peut-être…).

    1. Cha­cun doit s’adapter à sa méthode de tra­vail évi­dem­ment !
      Per­son­nel­le­ment, je ne sais pas si les réseaux sociaux para­sitent réel­le­ment mon écri­ture : si je traîne sur inter­net au lieu d’écrire, c’est parce que je n’ai pas for­cé­ment envie d’écrire (et bos­ser sans convic­tion n’est sou­vent pas très effi­cace pour moi :P )
      Il m’est arrivé d’avoir des périodes d’écriture intenses, tout en étant par­ti­cu­liè­re­ment pré­sente sur Twit­ter ou mon blog. L’inverse est arrivé aussi : aucune écri­ture et aucune pré­sence sur les réseaux… Comme quoi ça ne dépend pas uni­que­ment de l’écrivain !
      Il y a tou­jours un juste milieu ! Être pré­sent peut dire prendre un quart d’heure le matin, un autre le soir pour répondre aux com­men­taires, ani­mer un peu son twit­ter et son face­book. Pas la peine de répondre immé­dia­te­ment ! C’est plus vivant, mais pas obli­ga­toire (et pas tous les jours)

      Après, je consi­dère que c’est une par­tie du tra­vail (ok, ça fait pas très sérieux comme bou­lot, mais après tout je suis écri­vain, c’est pas un métier :rotfl: ) et donc, ça consti­tue une part du temps consa­cré au tra­vail : certes je n’écris pas, mais l’autopublication implique une large part de temps où l’on n’écrit pas !

  5. Hello !

    Je l’avais déjà lu quelque part pour ce qui est de la pré­sence sur Inter­net et, depuis, j’essaie d’appliquer. Twit­ter est un peu plus com­pli­qué pour moi, j’ai du mal à m’investir. Par contre, je com­mence à décou­vrir les secrets de FB lol
    Sinon, très bien ce “nou­veau” blog. Simple, sobre :)

    Ciao ciao !

    1. Twit­ter exige une implication/réaction beau­coup plus impor­tante que sur Face­book. Cela relève à la fois du blog, de la conver­sa­tion MSN-tchat et du pas­sage de liens et de centres d’intérêts. Les dis­cus­sions dis­pa­raissent vite, cela exige une pré­sence impor­tante pour repé­rer des gens avec qui échan­ger (car sans échange un compte twit­ter n’est pas inté­res­sant), Face­book a l’avantage d’être “plus lent” et sur­tout beau­coup plus “fixe” pour les gens qui n’ont pas un temps infini (ou connec­tés H24 avec un cable USB en per­fu­sion… :P ) mais j’avoue ne pas m’habituer à Facebook.

  6. Très bien! Ce que j’aurais voulu voir déve­lop­per par cer­taine auteure d’un e-book sur l’écriture, au lieu de la façon de tri­cher en fai­sant de faux commentaires.

    1. Le pro­blème est que les gens veulent des résul­tats rapi­de­ment et donc sont prêts à tri­cher pour ça. Sachant que plus le souf­flé monte vite, plus il retombe vite. :/
      La preuve avec le papa de l’auteure en ques­tion est retombé très vite dans les stats après qu’on l’ait épin­glé pour faux com­men­taires. Le direc­teur d’Amazon France n’a pas trop appré­cié de pas­ser pour c.. en citant le per­son­nage en exemple et sans l’avoir lu. ;)
      (amu­sant de par­ler par énigme, mais je ne ferai pas de pub pour une per­sonne qui encou­rage l’illégalité et le non-respect du droit d’auteur, sans par­ler de sa posi­tion sur ultrapro-DRM… :( )

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