Après les Six conseils aux auteurs pour ne pas se griller sur inter­net, voici comme pro­mis, les Six trucs pour mettre les lec­teurs numé­riques dans votre poche. Ce sont évi­dem­ment des astuces, il existe d’autres manières de se consti­tuer un public sur inter­net (mais ceux-là, je les ai testé alors je peux en par­ler :P )

  1. Soyez réel­le­ment pré­sent sur inter­net :
    Vous avez un blog, un compte twit­ter et Face­book ? C’est bien, mais si vous ne les “ani­mez” pas, c’est inutile. Le blog, Face­book et Twit­ter peuvent mar­cher de manière auto­ma­tique : Vous écri­vez vos inter­ven­tions et vous les pla­ni­fiez pour ne pas perdre de temps, c’est louable mais ce n’est pas être réel­le­ment pré­sent. Sur un blog, répon­dez à vos com­men­taires. Vous n’en avez pas ? Allez poser des com­men­taires (intel­li­gents !) sur d’autres blogs afin de mon­trer que vous exis­ter, par­ti­ci­pez ailleurs pour que les gens viennent par­ti­ci­per chez vous ! Evi­tez aussi d’attendre 2semaines avant de répondre, les gens auront oubliés de quoi l’article par­lait. Pour Face­book, idem, publiez, aimez, par­ta­gez et répon­dez (oui, moi je pêche sur le publiez-partagez-aimez, mais je ne suis pas vrai­ment à l’aise avec Face­book). Sur Twit­ter, pra­ti­quez les Ret­weets de manière intel­li­gente (pas 30 RT dans la minute, ni sans savoir ce que vous ren­voyez à vos lec­teurs…) argu­men­tez,  par­ti­ci­pez à des conver­sa­tions (cela implique de suivre des fils de dis­cus­sions, ça prend du temps, mais ça prouve que vous n’êtes pas un bot :P ) , par­ti­ci­pez aux ini­tia­tives de Twit­ter (#FF fol­low­fri­day #FNIQ fol­low n’importe quand #Ven­dre­di­Lec­ture #Jeu­di­Con­fes­sion #Mer­cre­di­Sexe euh… oui, bon, choi­sis­sez quelle image vous vou­lez don­ner de vous aussi ! :P ) Bref pour résu­mer : prou­ver que vous êtes sur inter­net pour échan­ger et dis­cu­ter plu­tôt que pour vendre votre livre.
    Et oubliez Google+ per­sonne n’y met réel­le­ment les pieds.
  2. Dites des choses intel­li­gentes en évi­tant le style SMS :
    G tro kiffé ton der book1 ! Oubliez ! Le lan­gage SMS est un lan­gage qui ne vous sierra pas du tout :  vous êtes auteur, écri­vez ! Si vous n’êtes pas limité en nombre de carac­tères, faites des phrases com­pré­hen­sibles, arti­cu­lées, qui montrent que vous savez écrire, poser un point de vue, réflé­chir à des argu­ments, des contre-arguments, etc. Essayez de paraître intel­li­gent (j’ai dit paraître) ce qui n’est pas dur si:  1) vous lisez et com­pre­nez les textes/articles/questions des autres, 2) répon­dez de manière claire au sujet — et pas com­plè­te­ment à côté de la plaque — et 3) êtes capable de tenir une petite dis­cus­sion sur le sujet. Voyez, c’est pas trop dur ;) Pour l’orthographe, essayez de bien vous tenir (oui, je sais, c’est dur >_<) si vous n’êtes pas sûr d’une ortho­graphe ou conju­gai­son, véri­fiez (c’est valable même en dehors d’internet). Si vous faites une faute tous les 3 mots, vous allez en dégoû­ter beau­coup ! Essayez sans cesse de vous amé­lio­rer, en plus, c’est un bon exer­cice pour votre écriture !
  3. Ayez votre propre per­son­na­lité :
    Être d’accord avec tout le monde, c’est bien. Mais c’est uto­pique et dif­fi­ci­le­ment réa­li­sable, sur­tout sur inter­net ! Ne vous abais­sez donc pas à lécher des bottes ou à être d’accord avec X et Y parce que c’est ce qu’il faut pour qu’ils vous remarquent. Gar­dez votre per­son­na­lité et vos avis per­son­nels (sans vous ral­liez immé­dia­te­ment et sans réflé­chir au pre­mier venu)
    Si vous êtes une grande gueule, évi­tez quand même de tru­ci­der tout le monde, ça pour­rait être mau­vais pour vous.
    Disons qu’il vous faut avoir quelques traits de per­son­na­lité “typés” qui vous classe bien dans l’esprit des gens. Si vous êtes trop lisse, les gens ne se sou­vien­dront pas de vous. Si dans la vraie vie, vous esti­mez ne pas avoir de traits par­ti­cu­liers, inventez-en ! Sur inter­net et dans l’écriture, vous êtes un per­son­nage : l’écrivain. Défi­nis­sez votre image en fonc­tion du public que vous visez et ayez un peu de carac­tère (et vous ver­rez rapi­de­ment qu’en fait, vous n’êtes pas si insi­gni­fiant que cela dans la vraie vie  ;) )
  4. Par­lez de vous mais sur­tout des autres :
    Inter­net, c’est un réseau. Il fonc­tionne comme un réseau : vous êtes un connec­teur du réseau, un pas­seur en quelque sorte. Il faut donc que vous deve­niez un maillon (pas for­cé­ment indis­pen­sable, mais bien visible) de la toile. Com­ment ? En par­lant de ce qui vous inté­resse, mais sur­tout de ce qui pour­rait inté­res­ser vos lec­teurs. Par exemple, je doute que mon inté­rêt pour l’archéologie de l’Iran exté­rieure (aka Ouz­bé­kis­tan, Afgha­nis­tan, Turk­mé­nis­tan et tous les autres pays en –stan) inté­resse mes lec­teurs (ni beau­coup de monde d’ailleurs !).
    Par contre, je sais qu’ils aiment bien que je trans­mette sur l’écriture (pas du Sumé­rien &co sur tablette d’argile, hein, sur l’écriture du fran­çais moderne sur un ordi­na­teur à cla­vier :P) du coup, j’ai plus ten­dance à faire des liens vers des blogs de lec­tures, d’écriture, que vers ceux de musées ou d’archéologie. Mais ça ne m’empêche pas, de temps en temps, de mettre un lien vers ceux-ci. Il ne faut pas se limi­ter, si un sujet vous inté­resse : faites tour­ner ! Face­book et Twit­ter sont plus appro­priés pour trans­mettre des liens sans com­men­taires (ou très courts), votre blog pour que vous fas­siez un texte de présentation/réaction plus long. A vous de choi­sir par quel moyen vous allez pas­ser pour trans­mettre l’info trouvée.
  5. Deman­dez conseil à vos lec­teurs ! 
    Un truc qui marche super fort (men­tion spé­ciale testé et approuvé par Pau­line Dou­de­let ! — un jour il y aura un label pro­mis :P ), donc un truc qui marche du feu de Dieu, c’est le crowd­sour­cing. Un mot bien bar­bare qui se tra­duit libre­ment par “Ins­pi­ra­tion par la foule”. Ecrire en direct, deman­der des idées pour telle ou telle situa­tion quand on bloque dans son écri­ture, ça marche du ton­nerre ! Après, évi­dem­ment, à vous de les uti­li­ser comme il faut, mais à chaque fois que j’ai pra­ti­qué (l’écriture en direct surtout=temps limité pour écrire une his­toire avec live-tweet de cette écri­ture), j’ai eu plein de réac­tions ! Très sou­vent amusé, sympa et d’encouragements ! Un bon moyen de paraître sym­pa­thique au lec­teur, loin de l’image de l’écrivain soli­taire qui écrit à la plume en regar­dant la mer (moi, de ma fenêtre, j’ai vu sur une pel­le­teuse depuis décembre et jusqu’en juillet, ça le fait beau­coup moins :rotfl: ) — évi­dem­ment à vous d’adapter cette tech­nique à votre manière d’écrire, à votre thème aussi (deman­der com­ment tuer quelqu’un de manière ori­gi­nale ne marche peut-être pas si vous écri­vez un roman sen­ti­men­tal :P )
  6. Offrez-leur beau­coup
    Pour défi­ni­ti­ve­ment mettre les lec­teurs in your pocket ? Leur offrir des textes ! Certes, ils vous aiment bien, s’amusent à lire votre blog, à inter­agir avec vous… mais au final, les lec­teurs ils doivent lire vos textes pour savoir s’ils tentent le coup et achètent vos livres. Car il y a tou­jours un risque en ache­tant un livre, celui d’être déçu ou d’avoir eu l’impression de perdre son temps (ou pire de l’argent), aussi il faut qu’ils soient sûrs qu’ils ne per­dront pas trop si jamais ça ne leur plaît pas. Donc proposez-leur des textes de votre cru : de temps en temps des textes courts sur votre blog ou les sites d’écritures (Atra­menta, InLi­bro­Ve­ri­tas, WeLoveWords,etc.) voire des romans com­plets en télé­char­ge­ment (ok, tout le monde n’est pas un serial-écrivain, si vous n’avez qu’un seul roman, dif­fu­sez de larges extraits bien choi­sis pour piquer leur curio­sité).
    Per­son­nel­le­ment, ça m’arrive de mon­trer des brouillons (en les entou­rant de “Atten­tion, brouillon, c’est pas cor­rigé” sinon cer­tains iront dire que vos textes défi­ni­tifs sont bour­rés de fautes), ou des opé­ra­tions spé­ciales “Livre gra­tos pen­dant 3 jours, faites-vous plai­sir”.
    Car si vous offrez vos textes sans contre­par­tie, les gens les liront et avec un peu de chance aime­ront ce que vous écri­vez, par­le­rons de vous et achè­te­ront votre pro­chain livre pra­ti­que­ment les yeux fer­més. Vous êtes un écri­vain en deve­nir qui a besoin d’acquérir un public : vos pre­miers lec­teurs seront fiers de pen­ser “Lui, je le suis depuis ses tout débuts !” ou “Je l’ai décou­vert avant son supra-giga-méga-best-seller” (on a le droit de rêver aussi ! :rotfl: ), qu’ils ont par­ti­cipé à votre recon­nais­sance (qui est aussi la leur, puisqu’ils connaissent l’auteur avant les autres).
    Bref, offrez beau­coup si vous vou­lez rece­voir en retour !

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13 avis sur “Six trucs pour mettre les lecteurs numériques dans votre poche

  • 13 avril 2012 à 12 h 07 min
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    La clef est donc défi­ni­ti­ve­ment la pré­sence sur Inter­net ! “Soyez Mobo !” :drool:

    Plus sérieu­se­ment, tes articles montrent bien que pour se mettre des lec­teurs dans la poche, il faut avant tout s’investir. Je ne vois que trop d’auteurs qui pro­posent leurs écrits sur Inter­net et s’attendent à ce qu’il se passe quelque chose, comme par magie, comme si le monde entier les attendait.

    His­toire d’étaler ma grande culture des Clas­siques du XVIIème siècle, ça me fait gran­de­ment pen­ser à Homer Simp­son qui, décou­vrant Inter­net et créant sa société “Compu-Global-Hyper-Mega-Net”, attend impa­tiem­ment que les pro­fits viennent à sa porte… sans rien faire !

    Au sujet du der­nier point, si j’en crois un auteur qui a récem­ment défrayé la chro­nique, tu ne peux pas offrir de textes gra­tuits à tes lec­teurs. En effet, s’ils ne paient pas tes textes, ils n’ont pas le droit de les chro­ni­quer ! C’est inter­dit ! Je plai­sante bien sûr, offrir un peu de texte ne peut que être bon pour sa notoriété…

    Merci pour l’article chère Pauline !

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    • 14 avril 2012 à 10 h 10 min
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      Ta culture m’étonnera tou­jours, tu t’es vrai­ment enfilé TOUS les épi­sodes des Simp­sons ?
      (Moi j’ai arrêté il y a long­temps, à un moment où ça tour­nait un peu en rond, enfin je crois que c’est ça et le fait que j’ai démé­nagé et n’avais plus de télé :P )

      Je crois l’avoir déjà dit : les lec­teurs sont sub­mer­gés de textes de toutes qua­li­tés, per­sonne n’attend un auteur et son texte, c’est à lui de s’investir pour se dis­tin­guer suf­fi­sam­ment pour inté­res­ser les lec­teurs. ;) (Tu as bien rai­son, comme toujours !)

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  • 13 avril 2012 à 18 h 37 min
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    Je rajou­te­rais, si c’est pos­sible, par­ti­ci­pez à des salons du livre… Cela existe encore ;) et cela vous per­met­tra, sur quelques années, de vous tailler une petite répu­ta­tion et de voir reve­nir cer­tains lec­teurs chaque année pour vous ache­ter votre nou­veauté (à condi­tion d’en avoir une, bien entendu :silly: ). Il faut être pré­sent sur le ter­rain et pas seule­ment sur Inter­net, même si nous voyons bien que l’avenir qui se des­sine passe par la Toile…

    Les biblio­thèques sont sou­vent prêtes à faire une petite séance ren­contre avec les lec­teurs, cer­taines librai­ries aussi (pas toute, mais plus sou­vent qu’on ne le pense)… La promo passe aussi par les jour­naux locaux qu’il ne faut pas hési­ter à contac­ter (c’est mar­rant ce conseil, car j’ai bien du mal avec ça, mais bref, je vais essayer de m’améliorer sur le sujet)…

    Sinon, l’article est bien fait, mais le pro­blème est de ne pas trop en faire non plus (genre mille mes­sages à la seconde). Il faut savoir doser et sur­tout, je pense, ne pas avoir d’échange avec les autres dans un but uni­que­ment “lucra­tif”. Ce serait bien dom­mage, cela se ver­rait et cela n’apporterait pas grand chose au final (sinon la mau­vaise répu­ta­tion de racoleur).

    Main­te­nant, étant auteur et pour leur défense, l’année der­nière (comme l’année d’avant) 65 000 nou­veauté de sor­tie dans l’année, près de 15 000 romans de tout poil… Ima­gi­nez le pauvre auteur débar­qué de sa cam­pagne lit­té­raire qui tombe dans ce monde là… Il y aura des faux pas, bien entendu… (je ne parle pas de mon­sieur Lenor­mand, big polé­mique. Moi, à sa place, autour connu et publié dans de belles mai­sons d’édition, j’aurais pris avant grand plai­sir cette cri­tique, mais c’est une autre histoire…)

    Et merci pour l’article…

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    • 14 avril 2012 à 10 h 22 min
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      J’abordais ici les lec­teurs numé­riques (lec­teurs de blogs ou d’ebooks) d’où l’absence de réfé­rences aux salons et ren­contres “réelles”. C’est évident qu’il ne faille pas se limi­ter au web !

      Pour la dimen­sion non-racoleuse, je le com­pre­nais dans “sans contre­par­tie”. Car même un livre contre une cri­tique engage le lec­teur dans un rap­port d’obligation qui n’est à mon avis pas le plus aisé pour se faire connaître. Certes, il y a une cri­tique sur un blog, mais ce qui compte sur­tout c’est le bouche à oreille et la trans­mis­sion volon­taire et sans “inté­rêt”. C’est la plus efficace !

      Pour les mil­liers de nou­veauté, comme je le disais à Sédi­ter, de trop nom­breux auteurs pensent que le monde et une horde de lec­teurs les attendent ce qui est faux évi­dem­ment. Puisqu’il a le choix, le lec­teur n’a aucun rai­son de lire votre livre plus que celui d’un autre, c’est pour­quoi il faut lui en don­ner ! Un capi­tal sympathie+des textes qui donnent envie, c’est un bon point (plus que celui de s’engueuler pour des bêtises ! Vu la dif­fi­culté à obte­nir des cri­tiques, je trouve étrange que cet auteur, qui doit vivre sur une autre pla­nète, se soit plaint)

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  • 13 avril 2012 à 21 h 06 min
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    Pour résu­mer, soyez sincère :)

    En tant que lec­trice, je dois dire que le contact auteur/lecteur, c’est pas que je m’en fiche mais ça reste pour moi assez anec­do­tique.
    Le numé­rique chan­gera peut-être tout ça, je l’ignore.

    Ça m’arrive main­te­nant d’aller sur le blog d’un auteur que j’apprécie, preuve que les choses changent. Par­ti­cu­liè­re­ment d’accord sur la pré­sence sur Internet.

    Je ne com­mente plus les blogs (ou alors très rare­ment) de per­sonnes qui ne prennent jamais le temps de répondre (pas par­ti­cu­liè­re­ment à moi mais en géné­ral, mon ego n’est pas aussi déve­loppé ;p). Ce n’est pas comme ça que je conçois le blog. Je déteste aussi les com­men­taires inté­res­sés (j’ai com­menté chez moi, je com­mente chez toi… niveau maternelle !)

    Il y a aussi un bon truc pour mettre les lec­teurs dans sa poche, c’est aussi d’écrire de bonnes histoires ^^

    Bien aimé votre/ta (vou­voyer me semble plus cor­rect mais en même temps je trouve ça très bizarre sur Inter­net) ini­tia­tive d’ebook gra­tuit momen­ta­né­ment. Tou­jours pas lu par contre (mea culpa) mais je compte bien m’y mettre après mon fichu mémoire, ce mal aimé.

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    • 14 avril 2012 à 20 h 45 min
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      (donc, j’avais écrit une très longue réponse et juste avant de la publier, vlan ! Mon ordi­na­teur qui plante et redé­marre au moins dix fois, je crois qu’il ne veut pas que je réponde à CE commentaire-là en par­ti­cu­lier ! Pour­quoi ? Mys­tère, une conspi­ra­tion sans doute ! :P )

      Chaque auteur, chaque lec­teur est dif­fé­rent. Il y a tou­jours eu une espèce d’éloignement de l’auteur vis à vis du lec­teur, de part le tra­vail dis­tant de sa récep­tion : plu­sieurs mois/années pour édi­ter un livre ! Quand le lec­teur s’y plonge, l’auteur est déjà passé à autre chose…
      Le numé­rique accé­lère le mou­ve­ment, per­met de rap­pro­cher les deux, mais il y aura tou­jours des lec­teurs qui ne veulent rien savoir de l’auteur (c’est mon cas en tant que lec­trice, pour moi la ren­contre avec un auteur relève du “people/potin”) et des lec­teurs qui veulent abso­lu­ment le ren­con­trer !
      Inter­net est un nou­veau moyen d’y par­ve­nir. J’ai croisé quelques auteurs der­niè­re­ment sur le net puis en vrai et ce n’était pas désa­gréable, mais c’est plus inté­res­sant dans une relation-rencontre que dans le cadre d’une “bête” dédicace.

      Je n’ai pas parlé du niveau de textes (style, his­toires, ori­gi­na­lité…) car c’est très variable d’une per­sonne à l’autre : cer­tains lec­teurs trou­ve­ront une his­toire ori­gi­nale et inté­res­sante, là où d’autres la trou­ve­ront banale.
      C’est un peu à la tête du texte et à l’humeur du lec­teur ! (donc très aléa­toire ;) )
      Ça m’est arrivé récem­ment sur Fugues, la plu­part des lec­teurs ont trouvé la fin… bon je le dirais pas mais ça leur a fichu un choc, et j’ai eu une per­sonne qui s’est esti­mée (un peu) trom­pée sur la mar­chan­dise car elle ima­gi­nait autre chose. (Mais en tant qu’auteur ça ne me dérange pas, vu que j’aime bien l’idée qu’on croient à des choses plus extra­or­di­naires que ce qu’elles sont en réa­lité, et le récit était aussi construit sur cette ambi­guïté, donc cette décep­tion est en par­tie ma faute)

      Bonne chance pour votre mémoire et bonne lec­ture par la suite :)
      (Je vou­voie qui me vou­voie, je tutoie qui me tutoie — même si sur inter­net, le tutoie­ment est plus sou­vent la norme et qu’il m’arrive de tutoyer de par­faits incon­nus sans aucun pro­blème ;) )

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      • 22 avril 2012 à 11 h 08 min
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        Merci pour le mémoire :) (je réponds trois plombes après ^^”)

        C’est vrai que le niveau des textes reste une variable dif­fi­cile à prendre en compte. Sur­tout quand on voit cer­tains succès…

        Et oui, c’est vrai que nous lec­teurs on ne pense pas for­cé­ment que le roman qu’on a lu est peut-être déjà loin pour son auteur voire même qu’il n’en est pas tou­jours com­plè­te­ment satisfait.

        Séance de dédi­cace, bof bof en effet. Je suis allée une fois ren­con­trer un auteur et c’est impos­sible d’échanger réel­le­ment quoique ce soit. Je sais pas ce que je m’étais ima­gi­née et du coup c’était un peu déce­vant même si j’ai eu un très joli mot et clin d’œil à mon prénom.

        P.S. : Je crois que je suis tom­bée sur une coquille dans Fugues mais suis pas sûre. Je t’envoie ça par email.

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  • 15 avril 2012 à 19 h 37 min
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    Merci pour ce billet très éclai­rant.
    C’est vrai qu’on est là pour aller à la ren­contre des autres. En tout cas, pour moi c’est ce qui prime lar­ge­ment pour l’instant, vu que ques­tion lec­teurs… je ne suis pas très avan­cée !
    En même temps, faut recon­naître que mon roman avance à un rythme inver­se­ment pro­por­tion­nel au nombre de tweets et de billets publiés sur mon blog. J’ai bien saisi l’importance d’être pré­sent avec régu­la­rité sur le net, j’en fais l’expérience tous les jours en regar­dant mes stats de blog. Mais cet “appren­tis­sage” du net, cette décou­verte du (petit) monde de l’édition numé­rique et des blogs lit­té­raires, bien qu’indispensable, se fait au détri­ment de mon tra­vail d’écriture… C’est quand même con la vie ! Si au moins le temps était exten­sible, ce serait vache­ment plus simple !!! :laugh:
    Et me voilà réduite à me presque réjouir de par­tir une semaine loin de toute connexion inter­net, his­toire de me retrou­ver “obli­gée” de tra­vailler à mon roman sans para­si­tage twi­tesque ou blo­guesque !
    Bref : je crois qu’il y a des étapes à ne pas griller, qu’il faut du temps et beau­coup de patience, que ce soit pour écrire ou pour se faire connaître de poten­tiels lec­teurs. Et qu’on ne peut pas for­cé­ment tout faire à la fois (sauf à ne faire que ça, peut-être…).

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    • 16 avril 2012 à 9 h 40 min
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      Cha­cun doit s’adapter à sa méthode de tra­vail évi­dem­ment !
      Per­son­nel­le­ment, je ne sais pas si les réseaux sociaux para­sitent réel­le­ment mon écri­ture : si je traîne sur inter­net au lieu d’écrire, c’est parce que je n’ai pas for­cé­ment envie d’écrire (et bos­ser sans convic­tion n’est sou­vent pas très effi­cace pour moi :P )
      Il m’est arrivé d’avoir des périodes d’écriture intenses, tout en étant par­ti­cu­liè­re­ment pré­sente sur Twit­ter ou mon blog. L’inverse est arrivé aussi : aucune écri­ture et aucune pré­sence sur les réseaux… Comme quoi ça ne dépend pas uni­que­ment de l’écrivain !
      Il y a tou­jours un juste milieu ! Être pré­sent peut dire prendre un quart d’heure le matin, un autre le soir pour répondre aux com­men­taires, ani­mer un peu son twit­ter et son face­book. Pas la peine de répondre immé­dia­te­ment ! C’est plus vivant, mais pas obli­ga­toire (et pas tous les jours)

      Après, je consi­dère que c’est une par­tie du tra­vail (ok, ça fait pas très sérieux comme bou­lot, mais après tout je suis écri­vain, c’est pas un métier :rotfl: ) et donc, ça consti­tue une part du temps consa­cré au tra­vail : certes je n’écris pas, mais l’autopublication implique une large part de temps où l’on n’écrit pas !

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  • 16 avril 2012 à 8 h 21 min
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    Hello !

    Je l’avais déjà lu quelque part pour ce qui est de la pré­sence sur Inter­net et, depuis, j’essaie d’appliquer. Twit­ter est un peu plus com­pli­qué pour moi, j’ai du mal à m’investir. Par contre, je com­mence à décou­vrir les secrets de FB lol
    Sinon, très bien ce “nou­veau” blog. Simple, sobre :)

    Ciao ciao !

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    • 16 avril 2012 à 9 h 47 min
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      Twit­ter exige une implication/réaction beau­coup plus impor­tante que sur Face­book. Cela relève à la fois du blog, de la conver­sa­tion MSN-tchat et du pas­sage de liens et de centres d’intérêts. Les dis­cus­sions dis­pa­raissent vite, cela exige une pré­sence impor­tante pour repé­rer des gens avec qui échan­ger (car sans échange un compte twit­ter n’est pas inté­res­sant), Face­book a l’avantage d’être “plus lent” et sur­tout beau­coup plus “fixe” pour les gens qui n’ont pas un temps infini (ou connec­tés H24 avec un cable USB en per­fu­sion… :P ) mais j’avoue ne pas m’habituer à Facebook.

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  • 16 avril 2012 à 18 h 25 min
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    Très bien! Ce que j’aurais voulu voir déve­lop­per par cer­taine auteure d’un e-book sur l’écriture, au lieu de la façon de tri­cher en fai­sant de faux commentaires.

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    • 17 avril 2012 à 8 h 20 min
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      Le pro­blème est que les gens veulent des résul­tats rapi­de­ment et donc sont prêts à tri­cher pour ça. Sachant que plus le souf­flé monte vite, plus il retombe vite. :/
      La preuve avec le papa de l’auteure en ques­tion est retombé très vite dans les stats après qu’on l’ait épin­glé pour faux com­men­taires. Le direc­teur d’Amazon France n’a pas trop appré­cié de pas­ser pour c.. en citant le per­son­nage en exemple et sans l’avoir lu. ;)
      (amu­sant de par­ler par énigme, mais je ne ferai pas de pub pour une per­sonne qui encou­rage l’illégalité et le non-respect du droit d’auteur, sans par­ler de sa posi­tion sur ultrapro-DRM… :( )

      Répondre

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