Arrête de rêver, redes­cends sur terre”

On a tous entendu cette phrase. Je suis même la pre­mière à la pen­ser quand je lis cer­taines envo­lées lyriques de gens qui disent vou­loir vivre leurs rêves… un jour.

Qu’attendent-ils, ces gens ? D’avoir le temps ? Les sous ?

Si c’est une affaire de sous et qu’ils mettent de côté, revoient leurs ambi­tions, leurs conforts, leurs bud­gets… ok, ils sont déjà redes­cen­dus sur terre et com­mencent à vrai­ment vou­loir réa­li­ser leurs rêves.

Si c’est une affaire de temps, ils n’auront jamais le temps ! Le temps, ça se prends, ça se pla­ni­fie. Si l’on veut faire quelque chose, si c’est notre rêve, alors il faut prendre le temps de le faire.

Le temps jus­te­ment, c’est ce qu’on déplore tous : on n’a jamais assez de temps !

Mais votre vie est-elle si exi­geante que vous n’ayez pas le temps de réa­li­ser votre rêve ? Ou bien vous ne vou­lez pas sor­tir de votre rou­tine quo­ti­dienne, vous avez votre bou­lot, votre séance “courses  au super­mar­ché”, votre soi­rée ciné-resto, vos deux séances de sport par semaine. Tout cela est bien réglé, chro­no­mé­tré. Et le soir, vous vous endor­mez sage­ment devant un repor­tage TV sur un type qui a tout aban­donné pour par­tir vivre sa pas­sion des fruits exo­tiques à l’autre bout du monde. Il les cultive, les mange, les vends, il les adore ses fruits exo­tiques. Vous, vous bouf­fez un bout de bis­cuit aux rai­sins secs et songez:

Un jour, moi aussi, je réa­li­se­rai mon rêve.”

Arrête de rêver et redes­cends sur terre !”

Voilà, c’est dit, et le rêveur, à cette phrase, se met à pen­ser “Oui, tu as rai­son, c’est impos­sible, j’aurai jamais .….insé­rer ici ce dont vous pen­sez man­quer pour réa­li­ser votre rêve.…

Est-ce que j’ai dit ça ? Non. Ça c’est vous qui le pen­sez, ins­tinc­ti­ve­ment comme pour bien cas­ser votre rêve, vous-même.

J’ai juste dit “Arrête de rêve” avec le sous-entendu : et vis-le ton fichu rêve !

J’ai juste dit “Redes­cends sur terre” avec l’idée : vois com­ment tu pour­rais le réa­li­ser, trouve le moyen d’y par­ve­nir, pla­ni­fie, cotise, apprends… 

Mais ins­tinc­ti­ve­ment, les gens, à cette phrase, pensent que leur rêve est impos­sible à réaliser.

Evi­dem­ment qu’il y a des rêves impos­sibles ! Mar­cher sur la lune peut-être, deve­nir un vam­pire à la limite, vivre éter­nel­le­ment sûre­ment. Mais la majo­rité de nos rêves sont pos­sibles à réa­li­ser, la preuve d’autres y arrivent !

Les sous vous manquent ? Revoir son bud­get, pas­ser 6mois à bos­ser comme un dingue, vendre de la drogue, il y a tou­jours des moyens ! A vous de faire les sacri­fices qu’il faut : ne plus man­ger que des pâtes et du riz, se pas­ser du super­flu, tra­vailler deux fois plus… A oui, ce n’est pas mar­rant, mais vous vou­lez vivre votre rêve ou pas ?

Le temps lui est plus cruel car il ne se mul­ti­plie pas : Mais si c’est le temps qui vous manque, il faut peut-être revoir votre emploi du temps : est-ce que vous accep­ter de sacri­fier vos soi­rées, vos week-end, vos vacances, pour réa­li­ser votre rêve ? Est-ce qu’un tra­vail à mi-temps ne serait pas mieux ?

Vos capa­ci­tés en la matière sont absentes ? Et bien qu’attendez-vous pour vous mettre au bou­lot !!! Tout s’apprends, plus ou moins faci­le­ment, plus ou moins rapi­de­ment, mais si c’est votre rêve, faut vous y mettre à fond ! Croyez-moi, le talent s’apprend et se travaille !

Les rela­tions pro vous font défaut ? Aucun milieu n’est com­plè­te­ment fermé, il faut trou­ver par où entrer. On connait tous quelqu’un qui connait quelqu’un… Si vous vou­lez vrai­ment y par­ve­nir, parlez-en autour de vous, vous ver­rez, quelqu’un connaî­tra quelqu’un qui… et sui­vez le fil, faites connais­sance, et conti­nuez à suivre le fil : cer­tains ne mène­ront nulle part, d’autre pour­ront vous ame­nez loin !

On s’enferme tous dans nos habi­tudes et nos vies en pen­sant “Non, ce n’est pas possible.”

Regar­dez moi : On m’invite à pas­ser 5 jours à Lyon, comme ça, à l’arrache. J’ai envie d’y aller, je m’arrange pour y par­ve­nir : avec mon entou­rage, avec mon porte-monnaie, avec mes connais­sances etc.

Certes, je n’ai pas à poser des jours de congés, mais c’est parce que j’ai choisi cette vie ! Je n’ai pas un tra­vail sala­rié par choix, mon com­pa­gnon éga­le­ment. Nous avons des hauts et des bas finan­ciers, de moral, de moti­va­tion, rien n’est jamais sûr, impos­sible de pla­ni­fier l’achat d’une mai­son sur 15–20 ans par exemple.  C’est un des incon­vé­nients de nos choix. Il y en a tou­jours, parce qu’un rêve, on appelle aussi très sou­vent cela “une pas­sion” et la pas­sion, c’est devoir faire des choix, devoir renon­cer à cer­taines choses, c’est “souffrir”.

On ne peut pas tout avoir dans la vie, mais on peut réa­li­ser son rêve si on le sou­haite : il suf­fit juste de redes­cendre sur terre et de tout faire pour y arri­ver, alors :

Arrête de rêver et redes­cends sur terre !”

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2 avis sur “Avoir les pieds sur terre, est-ce arrêter de rêver ?

  • 12 juin 2012 à 16 h 36 min
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    Moi je trouve que per­sonne n’a le droit de dire a qqun “arretes de rever, redes­cend sur terre”. Nan mais oh meles toi de tes affaires

    Vive les reveurs

    Répondre
    • 12 juin 2012 à 18 h 29 min
      Permalink

      Non, mais tes rêves à toi sont pas des rêves, ce sont des fan­tasmes ! Voyons, jamais tu pour­ras faire cra­quer ton Yoann si tu restes à Londres ! Arrête de rêver et pis vient t’installer à Lyon. Voilà, c’est tout, en plus le loyer et moins cher qu’à Londres et si tu te débrouilles pas trop mal, il t’engagera comme baby­sit­ter pour ses gamins quand il en aura et là, coup de foudre ! (parce qu’il parait que le papa se tape tou­jours la baby­sit­ter, c’est mar­qué dans les Har­le­quins)
      Donc, voilà, Tou­touille : arrête de rêver et redes­cends sur terre (enfin sur Lyon plu­tôt ;P )

      Répondre

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