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Du côté du blog

Samedi 16 juin 2012

Naufrage (nouveau roman)

Il était une fois un prof de let­tres par­ti­c­ulière­ment… non, je préfère ne pas le qual­i­fier parce que je ris­querai d’être méchante et au fond, il n’était pas si… C’était sans doute juste une his­toire de mésen­tente entre nous.

C’est con parce que ça avait bien com­mencé, la pre­mière année, au début, je l’aimais bien. Puis au fil des mois, son mépris pour Hugo (qu’on étu­di­ait pour le bac de français), sa légèreté sur Rousseau (idem, mais j’avoue que je n’ai pas plus lu le bouquin que lui…) et son amour immod­éré de la lit­téra­ture con­tem­po­raine trash (raaaaaaaaaaah… Houelle­becq… ça m’a trau­ma­tisé), bref, le tout cumulé à mon mépris pour les per­son­nes qui refusent d’avouer qu’il leur arrive de se tromper, a fait qu’on s’est pris en grippe.
Tout cela fut couronné en début de ter­mi­nale où, dès le pre­mier jour, je l’ai envoyé chier. Le reste de l’année fut froid et dis­tant, comme quand deux êtres ne peu­vent pas se saquer mais sont obligés de cohab­iter à moins de 2mètres l’un de l’autre (j’étais au pre­mier rang pour aider une amie malvoyante)

En résumé, ce prof, je l’ai détesté pen­dant des années, même après avoir quitté le lycée. Et puis voilà que je lui écris un roman… Je suis folle sans doute ou bien est-ce pour en finir avec cette his­toire, un moyen d’exorciser cette péri­ode (l’adolescence, le lycée, tou­ssa)

Voilà donc la genèse de Naufrage.

Je vous préviens : oui, vous y trou­verez des ressem­blances avec la réal­ité : j’ai effec­tive­ment étudié Houelle­becq avec lui, il a bel et bien monté deux pièces de théâtre (enfin, il n’en a mené qu’une jusqu’à la représen­ta­tion) et il a effec­tive­ment affirmé en cours que Vic­tor Hugo s’était inspiré du cinéma et de Gogol (qu’on étu­di­ait aussi) pour écrire ses Châ­ti­ments. La per­son­nal­ité de l’homme m’a aussi beau­coup inspirée mais c’est à tra­vers le fil­tre de l’élève que j’étais (et donc for­cé­ment faussé).
En dehors de ça, tout est inventé.

N’allez donc pas chercher plus loin, il n’y a rien de biographique ou pire d’autobiographique dans cette farce : toutes ressem­blances blablabla…


L’histoire : 

« Tout a com­mencé avec cette satanée let­tre, c’est sûr. C’est après avoir reçu cette let­tre que tout est parti de tra­vers : Emma s’est mise à faire n’importe quoi, Judith aussi, Agathe a voulu devenir une ado, Suzelle une adulte et j’ai ren­con­tré Alice… Non, tout ça, c’est la faute de cette fichue lettre. »

Un jour, ce prof de lycée décou­vre une let­tre d’insultes dans son casier, et, à par­tir de cet instant, sa vie, qu’il croy­ait toute tracée, s’emballe. Mais ses rêves de gloire devront atten­dre, car s’il y a bien une chose qu’il n’avait pas prévue, lui le séduc­teur invétéré, c’est bien que toutes les femmes de sa vie allaient lui échap­per, et ça, dans une exis­tence si bien rangée, évidem­ment, c’est un aller sim­ple pour l’enfer.

Disponible au for­mat epub, mobi, pdf pour seule­ment 3,99€
(et très bien­tôt en ver­sion papier !)

Acheter Naufrage sur :

Ma bou­tiqueAma­zon Kin­dleSmash­wordsYouscribe

Vous pou­vez égale­ment lire le début sur :
Ama­zon Kin­dle - Smash­words - Youscribe

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Dans : Ecrire, Littérature, Mes travaux

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5 Commentaires

  1. nbek dit :

    Loin de moi de vouloir passer pour le rabat-joie de ser­vice mais ne parle-t-on pas d’une nou­velle plutôt que d’un roman quand l’écrit ne fait que 62 pages? Pour le coup, le “seule­ment 3,99€” me paraît un peu exces­sif surtout com­paré à Petits meurtres à Paris vendu à 1,99€ pour 42 pages. Enfin, c’est juste mon avis.

  2. Paumadou dit :

    Compte-t-ton le prix d’un livre aux nom­bres de mots, ou à la qual­ité du texte et du tra­vail fourni ?

    Petits Meurtres a été écrit, cor­rigé et pub­lié en moins d’une semaine : c’est une nov­el­ette (si on se réfère de manière terre à terre au nom­bre de mots et de descrip­tion de la nov­el­ette) qui n’a qu’une seule intrique et qui est, à mon avis et de l’avis de beau­coup de lecteurs, d’un niveau lit­téraire assez réduit. Je n’ai pas cher­ché à faire de la qual­ité, d’où un prix très réduit : le lecteur n’aurait pas payé plus cher pour ce texte-là sans râler sur le con­tenu assez dou­teux (et il râle déjà assez que ce n’est pas de la qual­ité alors que ce n’est qu’une grosse farce qui tache et que ça ne pré­tend pas être autre chose… ;) )

    Naufrage a eu droit à 1 an et demi d’écriture et de réflex­ion, une bonne semaine de for­matage à temps com­plet (ebook réal­isé manuelle­ment et pas avec un con­ver­tis­seur merd.que + POD avec soin de la typo,etc.)
    C’est bel et bien un roman car il y a plusieurs intrigues qui se croisent. Certes il est court, mais c’est un roman, je main­tiens. D’ailleurs Ama­zon a ten­dance à faire des nb de pages très petits, la ver­sion papier (qui sera disponible dès que Cre­ate­space valid­era les fichiers) fait près de 130pages… (c’est plus qu’un Nothomb :P)

    Je ne pense pas que 3,99€ soit un prix exces­sif pour le tra­vail fourni, sachant que je ne ren­tr­erai dans mes frais qu’au bout de plusieurs années (je ne me leurre pas non plus sur cela) et que le ven­dre à 1,99€ n’aurait ni assuré un suc­cès comme Petits Meurtres (ce n’est pas un polar, donc ce n’est pas ce qui se vend le mieux), ni rémunérer le boulot fourni (à 1,99€ sur Ama­zon, l’auteur touche à peine 64 cen­times par livre vendu…)

    Alors oui, on peut com­parer l’épaisseur du livre et être pure­ment matéri­al­iste en comp­tant le nom­bre de mots sans véri­fier la qual­ité du con­tenu. Tant pis si cela arrête le lecteur, je ne vais pas brader mon tra­vail pour cela. ;)

  3. nbek dit :

    Merci bien pour cette réponse dévelop­pée. Je m’étonnais juste de te voir enchaîner la paru­tion de livres. Si les lecteurs te suiv­ent, tant mieux pour toi. C’est tout le mal que je te souhaite. Mais j’ai cru com­pren­dre que c’était le cas puisque j’ai pu lire sur un com­men­taire d’un arti­cle por­tant sur les livres numériques que tu compt­abil­i­sais 5 000 ventes. C’est donc en bonne voie. :dance:

  4. Patrick dit :

    Bon­jour Pauline,
    J’ai beau­coup appré­cié “Naufrage”, et cela m’a fait sourire (et même rire) à plusieurs reprises.
    J’y ai retrouvé un col­lègue (qui n’est pas prof mais dont le com­porte­ment est iden­tique) et à qui il est arrivé un peu la même chose !!!

    J’ai aussi lu “les 4 raisons pour ne pas ren­trer de con­gés”. Je ne suis pas encore parti, en fin de semaine prochaine seule­ment, mais peut-être ne rentrerai-je plus, vu que je n’emmène pas le chat !!!!!!

    Merci Pauline pour ces diver­tisse­ments.
    Con­tinue, ton style me plait beau­coup, j’enchaîne sur les autres.…

  5. K.Spécial dit :

    Tou­jours en quête de nou­veaux auteurs, je viens de décou­vrir ton blog. Et je pense que dès que j’aurais un peu de temps je m’intéressais à ton écrit mais en ver­sion papier, impos­si­ble pour moi de lire beau­coup sur un écran. Bonne continuation !